« Petite, je croyais que juif et révolutionnaire, c’était pareil »

Grands soirs et petit Kaddish

Un documentaire d’ Alice Durieux
A écouter! En ligne sur Arte ou Sur notre chaine audio
Chez moi, on est communiste et athée de mère en fils. Arrivée en France dans les années 1920, ma famille juive polonaise s’est vite détournée de l’Ancien Testament pour se consacrer à la lutte finale. 70 ans sans parler de religion, et voilà qu’en 2016, la grand-tante Jeannette, bientôt centenaire, annonce qu’elle veut faire dire la prière des morts (le Kaddish) en souvenir de ses parents morts à Auschwitz.
C’est l’histoire d’une famille communiste qui a oublié qu’elle était juive. Une histoire où la troisième génération (moi) interroge les précédentes sur ce déni de leur identité. De la religion à la révolution et retour : une histoire d’aujourd’hui ?

 




L’UPJB commémore l’insurrection du ghetto de Varsovie.

Bonjour à toutes et à tous,
Nous voilà réunis, comme chaque année, devant ce mémorial, lieu emblématique où sont inscrits 23 833 noms des victimes juives de Belgique de la barbarie nazie. Réunis ensemble pour nous recueillir dans leur souvenir et aussi pour commémorer ce jour d’avril de l’année 1943, qui marqua le début de l’insurrection des habitants du ghetto de Varsovie, symbole de la résistance juive au nazisme.
Cette commémoration, que nous voulons sans drapeau, sans ambassade, sans Hatikva, se déroulera en deux temps : nous entonnerons d’abord, le chant des partisans juifs, ici même, devant les stèles qui rendent hommage à la résistance juive en Belgique, avant de nous rendre, ensuite, à l’intérieur du Mémorial pour écouter le message de solidarité de Gilles Maufroy, un de nos membres qui s’est investi dans la solidarité avec les populations civiles de Syrie. Un combat qui, à nos yeux, s’inscrit dans la filiation de toutes les Résistances à la barbarie dont nous avons pris l’habitude de témoigner ici, année après année. Ainsi, ces dernières années, nous avons rendu hommage aux Tziganes, aux Arméniens, aux Tutsis et l’année passée, c’était Michel Roland qui était à nos côtés pour nous parler du calvaire de ceux qu’on nomme aujourd’hui les réfugiés.
 Le 19 avril 1943, dans le ghetto de Varsovie, ils étaient 220 jeunes gens à peine, armés de quelques dizaines de pistolets en mauvais état, quelques fusils, une mitraillette, des cocktails Molotov et des grenades pour tenter de mettre en échec l’armée la plus puissante du monde.
Ce même 19 avril 1943, près de Malines, ils étaient à peine trois autres jeunes gens à faire ce qu’aucune armée avant eux n’avait fait, ni après eux ne fera : arrêter un convoi, le 20e, qui était en route pour Auschwitz–Birkenau.
Et aujourd’hui, en avril 2017, un monde obscurci par les guerres auxquelles se livrent les puissants, le monde de Donald Trump et de Bachar El-Assad; dans une Europe en crise qui voit vaciller ses fondements démocratiques ; dans un pays, à deux pas d’ici, où le parti de la droite extrême, raciste et xénophobe, se voit crédité de 25% d’intention de vote et galvanise les foules aux cris de « la France aux Français, ici c’est chez nous ! » , dans ce monde mauvais où ce ne sont plus seulement quelques loups qui sont à nos portes, c’est quoi pour nous résister ?
C’est être là aujourd’hui, ensemble et nous souvenir. Que le Vel d’hiv a bien été la responsabilité de l’Etat Français; que les migrants d’aujourd’hui étaient nos parents ou nos grands-parents, hier. Que la liberté, celle de se déplacer, de travailler, d’aimer, valent mieux que toutes les mesures sécuritaires qu’on nous propose pour seul modèle d’avenir. Résister aujourd’hui, c’est être là, ensemble, nous souvenir et c’est aussi, rêver. Car mieux vaut la folie douce du rêve et de l’Utopie que les certitudes meurtrières. Rêver à la solution pacifique des conflits par la négociation, à la tolérance et au respect des droits des peuples et des personnes ; à l’hospitalité généreuse des multiples identités culturelles.
Ce refus de se résigner au pire, c’est le choix que font aujourd’hui ces hommes et ces femmes qui résistent aux barbaries jumelles du régime syrien et des djihadistes, et c’est aussi le nôtre, plus modestement, lorsque nous tentons avec d’autres de briser le miroir que se renvoient, dans nos propres sociétés, l’islamophobie et l’antisémitisme.
Je donne à présent la parole à Gilles Maufroy, engagé aujourd’hui sur la Syrie après avoir été l’un des fondateurs du cercle BDS à l’Université Libre de Bruxelles, un groupe qui promeut le boycott citoyen et politique des institutions israéliennes au nom de la défense du droit international. Gilles dont l’engagement tire aussi sa source d’un passé familial qui ne nous est pas étranger puisque Gilles est l’un des petits-enfants du regretté René Raindorf, Résistant juif, survivant de l’enfer concentrationnaire et longtemps dirigeant de la Fondation Auschwitz.



Le seder de Pessah de l’UPJB

Samedi 22 avril à 19:00

 

Cette année, pour ouvrir plus encore le Seder de Pessah à tou.te.s , nous le célébrons dans un lieu chaleureux doté d’une plus grande salle que la nôtre, le PIANOFABRIEK à Saint-Gilles.
Nous vous convions à célébrer ensemble la Pâque juive à notre façon, avec son rituel actualisé et son repas convivial.
Le Seder de Pâque est la célébration de la sortie de l’esclavage pour les Hébreux. Pour des Juifs de gauche aujourd’hui, ce rituel signifie le refus de toute forme d’exploitation et d’oppression et l’appel à la solidarité avec tous ceux et celles qui subissent « l’esclavage » dans le monde.
Nous vous invitons à vous joindre à nous, vous, votre famille et vos amis pour cette fête traditionnelle, gastronomique (il y aura du gefilte fish !) et participative. Cette année, il y aura encore plus de chants et de musique, avec Alain Lapiower en M.C. (Maître de Cérémonie) et André Reinitz, en embuscade musicale… En prime, un hommage à Leonard Cohen par Daniel Liebmann et Noé Preszow.
Et pour les apprentis cuisiniers, rendez-vous le jeudi 20 avril à 18h au local de l’UPJB avec Alain Lapiower pour préparer avec lui le Gefilte Fish.
Réservation obligatoire (pour prévoir le nombre de repas) : info@upjb.be
PAF  à verser sur le compte de l’UPJB:  BE92 0000 7435 2823
  • 20 € | Tarif normal
  • 10 € | Etudiants, chômeurs, petits revenus
  • 5 € | Enfants et moniteurs UPJB-jeunes
  • Gratuit pour les sans-papiers et les (vrais) prophètes
Les boissons ne sont pas comprises dans le prix d’entrée, elles seront servies à un prix démocratique par le Pianofabriek.
Lieu: PIANOFABRIEK, 35 rue du Fort à Saint-Gilles



A la peur et au sécuritaire, opposons une éthique de la solidarité et l’hospitalité!

Des associations d’horizons divers prennent la parole à propos du climat délétère qui se développe et s’amplifie à Bruxelles. Si la parole est largement réservée aux élus et experts en tous genres, les acteurs de terrain estiment que les arguments de la société civile bruxelloise doivent aussi être entendus. Lire en ligne 




La campagne « Palestine, 50 ans sous occupation » et nous

L’UPJB est partie prenante de la campagne initiée par l’Association belgo-palestinienne « Palestine, 50 ans sous occupation » qui se déroule du printemps à l’automne 2017.

Cette campagne a pour objectif principal de rappeler à l’opinion publique et aux responsables politiques belges et européens que les Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem-est et de la bande de Gaza ainsi que les Syriens du plateau du Golan vivent, depuis cinquante ans (!) sous occupation militaire ; que les Palestiniens de ces territoires n’ont aucun droit de citoyen, qu’ils subissent pour la plupart une situation de grande pauvreté, essentiellement due à leur enfermement ; que des centaines de milliers parmi eux vivent encore dans des camps de réfugiés, que des milliers sont en prison dont beaucoup sans jugement et que la colonisation israélienne de terres volées aux Palestiniens se poursuit sans discontinuité.

Nous appelons nos membres et sympathisants à s’associer activement à cette campagne, en signant la pétition adressée à nos autorités et en participant aux multiples activités d’information et de soutien organisées dans le cadre de cette campagne. Tous les détails ici : http://www.stop-occupation.be/.




Appel contre la hausse du minerval pour les étudiants étrangers

L’UPJB  fait partie des signataires de l’appel contre la hausse du minerval pour les étudiants étrangers suivant:

Les étudiant·e·s venant de la liste des « Pays en Voie de Développement » ont déjà vu leurs minerval augmenter à 4175€, soit une augmentation de plus de 2000€ . Entre temps, le plafond fixant les montants du minerval pour tout les étudiants hors UE a été revu à la hausse sous la pression des recteurs, atteignant ainsi quinze fois le montant du minerval soit 12 525€ !

Nous nous opposons catégoriquement à cette situation d’injustice envers les étudiant·e·s hors-UE et nous réclamons la fin de cette politique de frais majorés. Parce que nous devons revendiquer un enseignement supérieur accessible à tou·te·s et s’engageant réellement contre les discriminations aussi bien économiques que nationales, rejoins nous !

Nos mobilisations précédentes ont déjà réussi à bloquer la situation et qu’elle n’empire pas l’an prochain. Nous continuerons donc à lutter jusqu’à ce les recteurs changent de positions et que nos revendications soient prisent en compte.


Rendez vous le 20 avril sur les différents campus, à 12h devant le service inscription de l’ULB (Bruxelles) et à 12h45 sur la place de l’université (UCL – Louvain) !

Appel à signataires: merci d’envoyer un mail à hausseminerval@gmail.com pour faire part de votre soutien.

Plus d’infos sur la page Facebook en cliquant ici!




Le temps du passage à l’acte et le temps de la résistance ! Solidarité européenne !

Communiqué de :

• Union Juive Française pour la Paix (France)
• Rete Eco, Ebrei Contro L’Occupazione (Italie)
• Jüdische Stimme für einen gerechten Frieden (Allemagne)
• Union des Progressistes Juifs de Belgique
• Jewish Voice for Democracy and Justice in Israel/Palestine (JVJP) (Suisse)

La question de l’islamophobie qui nous mobilise en Europe a été brutalement réactivée en Amérique du Nord, dans des proportions inattendues. Entouré d’antisémites pro-israéliens, Donald Trump a pris le 27 janvier le décret de la honte du #muslimban, interdisant l’entrée des États-Unis aux ressortissants de pays musulmans considérés globalement comme terroristes potentiels. Dans le même temps, il lâchait la bride à l’allié israélien en approuvant la colonisation et en envisageant de déplacer l’ambassade des États-Unis vers Jérusalem.

Les Européens ont été aussi surpris par l’ampleur de la riposte populaire, mêlant musulmans et militants de Black Lives Matter, hispaniques et juifs progressistes de Jewish Voice for Peace.

Pour beaucoup de manifestants américains, la question de la Palestine et celle de la fermeture des frontières doit être liée : « From Palestine to Mexico, all walls have got to go » (De la Palestine au Mexique, tous les murs doivent tomber).

Le passage à l’acte a pris une tournure tragique, le 29 janvier, avec l’attentat terroriste contre la mosquée de la ville de Québec. Stimulé par son enthousiasme pour Donald Trump, par la venue au Canada de Marine Le Pen et son admiration pour l’armée israélienne, Alexandre Bissonnette, un ultranationaliste, a organisé et exécuté un attentat terroriste à la fin de la prière à la mosquée de Québec, faisant six morts et huit blessés.

Le premier ministre canadien Trudeau a parlé d’« attentat terroriste ». Un courage politique à peu de frais qui fait cependant rêver dans la vieille Europe. Nous constatons la faiblesse des réactions à cette forme de terrorisme de la part des institutions gouvernementales et des grands médias européens. Nous aurions voulu que l’on parle vraiment de Karim Hassane, 41 ans, analyste informatique originaire d’Algérie ; d’Azzedine Soufiane, 57 ans, un épicier d’origine marocaine ; d’Aboubaker Thabti, 44 ans, d’origine tunisienne, qui travaillait dans la pharmacie ; de Mamadou Tanou Barry, 39 ans, comptable ; Ibrahima Barry, 39 ans, employé, tous deux d’origine guinéenne ; et de Khaled Belkacemi, 60 ans, professeur et chercheur à l’Université Laval d’origine algérienne.

Les organisations suivantes, membres d’EJJP (Juifs Européens pour une Paix Juste), s’insurgent contre la sous-estimation volontaire de ces crimes par les grands médias européens, et affirment leur solidarité avec les victimes des politiques xénophobes et des crimes de haine islamophobes. Si l’heure est au passage à l’acte pour les racistes, l’heure est pour nous à la résistance solidaire en Europe comme en Amérique du Nord !

Publié le samedi 4 mars 2017




WE NEED YOU /// Aidez-nous à gagner le prix du public aux MIXITY AWARDS!

Cher.e.s ami.e.s,

Nous vous annoncions, il y a peu, que notre comédie musicale « La Cuisine de Babel » faisait partie des 10 projets présélectionnés dans la catégorie TOF EVENTS des MIXITY AWARDS. A présent nous faisons appel à votre aide pour espérer gagner le « prix du public » dans la même catégorie: « MIXITY TOF EVENTS »

Votez pour nous! 

Soutenez-nous dans cette formidable aventure de création de spectacles que nous espérons d’utilité publique!

L’équipe de l’UPJB




Prix Régine Orfinger-Karlin décerné par la Ligue des Droits de l’Homme

DÉCERNÉ À LA BRUSSELS BOXING ACADEMY. L’UPJB FIGURAIT PARMI LES NOMINÉS.
“Mesdames, Messieurs, chère famille Orfinger, chers amis,

La nomination conférée par une association aussi libre que la Ligue des Droits de l’homme et un Prix qui se réclame du nom de Régine Orfinger sont un grand honneur pour l’UPJB que j’ai le plaisir de représenter ici aujourd’hui.
Cet honneur, qui nous dénie la compétence de juger nos propres mérites, ne nous rappelle pas seulement la gratitude que nous devons au comité de sélection qui a choisi de mettre notre action en lumière aux côtés de 3 autres associations, il nous créé des devoirs envers la vie publique. Celui de conserver le courage de ne jamais faire la paix avec le monde dans lequel nous vivons. Celui d’éprouver ce plaisir tragique à la prise de conscience de notre réalité, fut-elle déplaisante ; celui d’avoir la force d’expérimenter le monde dans le rire, la colère, le combat ; celui de préserver la manière de nous mouvoir en liberté dans ce monde.


Liberté de mouvement, celle-là même de pouvoir partir où l’on veut et condition première à l’action. Cette liberté, qui se réduit partout en ces sombres temps, Régine Orfinger, Maître Orfinger comme l’appellent encore aujourd’hui certains anciens de l’UJPB, avait choisi de la défendre dans l’espace public. Ces enfants, nés en Belgique de parents étrangers, Régine Orfinger les avaient défendus pour qu’ils obtiennent la nationalité belge et ils se rappellent encore avoir dû chanter la Brabançonne pour la mériter. Il faut dire que nous étions alors en pleine guerre froide et Solidarité Juive, dont est issue l’UPJB, était jugée particulièrement subversive. La Sûreté de l’Etat fichait et surveillait ces jeunes qui participaient aux bals du Parti Communiste à la salle de la Madeleine ou aux Manifestations du Premier mai. Des micros ont même été retrouvés dans le bâtiment de l’association, lorsqu’ils furent remis à neuf dans les années 70. Pour ceux que cela intéresse, nous les avons déposés au fond d’archives au Musée Juif de Belgique.


Ce Musée qui se voulait un espace de culture ouvert au monde, accueillant, refusant d’apparaître comme une citadelle protégée par des milices privées, jusqu’aux événements sanglants qui s’y sont déroulés ; ce Musée qui, comme nous, a dû prendre des mesures de sécurité qui nous font froid dans le dos.
La position de la Ligue des Droits de l’Homme sur la question de la sécurité et des moyens à mettre en œuvre pour assurer l’ordre et la tranquillité publique, tout comme ses positions liées aux atteintes à la vie privée, au racisme, aux discriminations, à la défense de la démocratie et des droits fondamentaux ; son inclination fraternelle pour les autres êtres humains, sa solidarité envers les humiliés et les laissés pour compte sont, pour nous, une source d’inspiration qui nous donne l’énergie de rester dans l’agir-ensemble transmis par nos parents, nos grands-parents, nos arrière grands-parents bientôt, plutôt qu’ignorer le monde et son espace public. Et avec le nom Orfinger me vient naturellement à l’esprit le souvenir de son fils Henri, proche de l’UPJB, et qui témoigne aux côtés de sa mère dans la trilogie d’André Dartevelle, A mon père résistant.


A coup sûr, l’UPJB n’a pas été bercée par les honneurs et nous n’avons davantage espéré de confirmation publique mais cette mise à l’honneur en établit le sens et fait entrer notre action dans le récit et le parler-ensemble, celui qui se soucie du monde commun. ”

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Molenbeek : soutien total à la Voix des Sans-Papiers

Expulsion de la « Voix des sans-papiers » à Molenbeek: droit au logement pour tous, pas d’arrestations massives !

Depuis plus de 2 ans, parce qu’elles sont sans existence « légale » en Belgique, 150 personnes sans-papiers, hommes, femmes et enfants, survivent de manière précaire dans un immeuble du boulevard Léopold II à Molenbeek. D’autres survivent comme eux dans d’autres occupations comme à Saint Josse, ou à Liège. Des milliers d’autres, qui n’ont pas la chance d’être logés, se trouvent dans les rues, dans des squats, à la merci d’arrestation, d’enfermement en centres fermés où règne l’arbitraire, comme le signale l’association « Getting the voice out » 
 
Ils viennent de différents pays qu’ils ont été obligés de quitter, en prenant souvent des risques, pour sauver leur vie et en espérant obtenir une vie meilleure en Belgique. Alors qu’ils ont sollicité une demande de séjour, sur base de l’asile ou d’autres procédures, le gouvernement belge est souvent resté indifférent. 
 
Oubliés par le gouvernement, ils ont décidé de s’organiser pour faire entendre leur voix et leurs revendications. Celles-ci consistent à obtenir le séjour et pouvoir vivre librement et dignement. L’occupation de cet immeuble a permis d’organiser la mobilisation, de rencontrer des citoyens, des associations, des responsables politiques et la presse. Un réseau de solidarité s’est mis peu à peu en place. 
 
L’occupation à Molenbeek s’est déroulée pendant deux ans sans aucun problème ni avec le voisinage, ni avec les autorités communales. Celles-ci faisant preuve de bonne volonté en acceptant l’occupation et en ouvrant aux réfugiés le droit à l’aide médicale urgente. La situation a changé au début du mois de juillet, suite à une expertise qui a déclaré le bâtiment dangereux et insalubre, la commune a alors avisé les occupants de la nécessité de quitter la demeure. 
 
Après deux reports de la mesure, afin de chercher des solutions de relogement, le collège échevinal a donné comme dernier délai la date du 15 septembre, jour où les lieux devront être vidés. Pour les sans-papiers, pas de possibilité de recours par une contre-expertise, qui a cependant établi la non-dangerosité du bâti et la possibilité d’effectuer des réparations nécessaires à moindre coût. Ils n’ont pas d’existence légale, ce qui rend caduque la contre-expertise réalisée par un ingénieur en bâtiment. 
 
Face à cette situation, et dans un contexte tendu où des rumeurs d’évacuation de ces hommes, femmes, enfants, circulent, la FGTB et la CSC, ainsi que de nombreuses associations solidaires (MRAX, SOS Migrants, CRER, etc.), adressent ce message aux autorités communales, régionales et fédérales.

  •  Tout doit être fait aujourd’hui pour assurer le droit au logement de ces personnes sans-papiers et pour leur octroyer une assistance tant en aide sociale que médicale. Les sans-papiers de Molenbeek doivent être relogés et un suivi social doit leur être assuré. La scolarité des enfants ne peut souffrir d’aucun arrêt.
  •  Aucune arrestation de personnes sans-papiers ne doit avoir lieu tant à Molenbeek qu’ailleurs, pour le seul fait de ne pas avoir d’existence administrative. Nous ne tolérerons aucune arrestation massive.
  •  Nous rappelons que nombre de ces personnes sans-papiers sont des travailleuses et travailleurs exploité-e-s dans des situations de travail déshumanisante, bien souvent mises en place par des réseaux mafieux. Nous demandons à ce que les politiques légifèrent face à cette réalité, en vue de régulariser la situation de travail de ces personnes, condition sine qua non de l’égalité des droits entre travailleurs et travailleuses.

FGTB
CSC
SOS Migrants
MRAX
CRER
La Voix des Sans-Papiers
Coordination des Sans-papiers de Belgique