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GROUPOV, SUITE ET FIN.

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On nous informe qu’Il reste encore quelques places pour une des toutes dernières représentations, le 3 mars à 15 heures au Théâtre National,  de « L’impossible neutralité » le dernier spectacle sur le thème de la Palestine de la compagnie Groupov de Jacques Delcuvellerie (auteur notamment de « Rwanda 94 »). Celui-ci s’est vu refuser sa dernière demande de subvention. La compagnie Groupov n’est plus. Les billets sont disponibles sur le site du Théâtre national.

Ci-joint le communiqué publié par Groupov sur Facebook

Chers tous,
Il y a des décès qui sont prévisibles de longue date et cependant, quand ils adviennent réellement, ils nous touchent comme si nous n’y étions nullement préparés. C’est un peu ma situation depuis la semaine dernière et je n’ai pas réussi immédiatement à communiquer l’information, encore moins supporté l’idée d’en discuter. Néanmoins, vous avez évidemment le droit de savoir et je ne saurais différer plus longtemps. Voici les faits.
Nous avons reçu un courrier de Mme Gréoli parfaitement clair et définitif. Le projet  » Au pied du lit de l’agonisant les enfants jouent  » est refusé. Le Groupov ne recevra donc aucune subvention en 2018 et 2019. Rien. C’est la fin, sans aucun recours possible.
Les 3 ultimes représentations de L’Impossible Neutralité au Théâtre National (1, 2 et 3 mars) constituent probablement le dernier acte public vivant du Groupov. Nous espérons vous y rencontrer encore si vous êtes libres et envoyez aussi des amis si vous le pouvez.
De ceci, au moins, il restera trace, puisqu’une remarquable maison de production française, Ozango, enregistrera le spectacle en multi-caméras, assurera également la post-production et mettra le film sur son catalogue internet. Fabrice Murgia nous a aidés en la circonstance. Ceci est particulièrement ironique quand on lit les motifs du refus du projet par le CAPT : » Le rayonnement et la diffusion envisagés des DVD et du spectacle « L’impossible Neutralité » sont faibles… »
Au demeurant, c’est l’ensemble de ce dispositif et de ces procédures qui posent problème. Si le Groupov avait dû jadis se conformer au formulaire standard imposé pour les projets, répondre strictement aux critères exigés par le CAPT pour motiver ses avis, et, de plus, désormais, se voir approuver par l’Inspection des Finances, il n’y aurait jamais eu de Groupov. Trente-cinq années de recherches, expériences et créations qui vont maintenant finir à la poubelle n’auraient simplement pas eu lieu.

On ne peut s’empêcher, à cette heure, de regarder brièvement le chemin parcouru.
Fondé en 1980 et parti absolument de rien, pas un centime, ne recevant une petite subvention fixe qu’après onze années de travail, le Groupov a cherché et créé pendant plus de trois décennies et montré ses spectacles, dirigé des ateliers, animé des séminaires sur cinq continents (Europe, Afrique, Amérique, Asie, Océanie), de Tokyo à Genève, de Bonn à Minneapolis, du Théâtre Giorgio Strehler à Milan au Festival d’Avignon, à La Sorbonne, au California Institute of the Arts, etc. etc. Et après avoir plus ou moins subventionné tout cela, le pouvoir d’un revers de main décide qu’il n’en restera même pas trace.
Au-delà du mépris et de la malveillance, n’est-ce pas un gaspillage aberrant ?

Que notre sort soit, à maints égards, l’exemple le plus criant d’une situation abjecte beaucoup plus large qui va du sous-financement misérable du secteur (qui restera avant tout « subventionné » par l’Onem) en renforçant les grosses institutions comme maîtres omnipotents du paysage, cela est évident.

Le Groupov en 2015 était à 570.000 euros, désormais plus aucune compagnie théâtrale sans bâtiment ni programme saisonnier ne dépasse 250.000… L’avenir de la création indépendante, ne parlons même pas de recherche expérimentale, est radieux.
Mais il est vrai, une haine, une ignorance, un mépris et un acharnement sordide ont été spécialement réservés à Groupov, car lui – et lui seul – est ainsi assassiné. Tous les autres groupes ou mini-institutions « menacés » ont été rétablis ou ont bénéficié d’issues alternatives. Konieč.Avec amour et reconnaissance,
Jacques.
P. S. Pour ceux qui ne le sauraient pas, voici succinctement l’origine et le but du projet « Au pied du lit de l’agonisant les enfants jouent. » Il a été adopté par l’AG de l’asbl Groupov en 2016, quant il est apparu clairement que la volonté du pouvoir d’en finir avec nous ne faiblirait pas et que, si par extraordinaire, un faible subside nous était encore consenti, il ne permettrait en aucun cas de continuer une activité conforme à son identité depuis sa naissance : recherche, expérimentation, création collective, travail pluridisciplinaire (écriture, musique, image, etc.) Après avoir été amputé en 2 ans (2015-2017) de 75% de nos subventions, nous avons donc renoncé à introduire pour 2018 une vaine demande de contrat-programme et sollicité une aide pour un ultime projet « Au pied du lit de l’agonisant les enfants jouent », soit la réalisation de traces audiovisuelles élaborées, notamment un coffret de 5 DVD reconstruisant la mémoire de cette longue expérience (1980/2015) sous une forme artistiquement aboutie et aisément accessible (internet). C’est ce qui nous a été refusé. Ainsi nous ne sommes pas seulement assassinés, on nous retire jusqu’à la possibilité de ne pas disparaître totalement et de continuer à faire signe.

[Festival] Shtetl St-Gilles, festival de musique Klezmer

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© Antonin Moriau

SHTETL ST-GILLES, FESTIVAL KLEZMER À L’UPJB DU 10 AU 13 MAI

Le temps d’un week-end, l’UPJB deviendra un lieu d’exploration artistique où musique, chant et danse mettront à l’honneur le klezmer et la culture yiddish. « Shtetl », qui signifie « village » en yiddish, est un clin d’œil pour dire notre ambition de retrouver ensemble, le temps de quatre jours, un esprit de village, ouvert et mélangé, de partages et d’échanges, afin de permettre à des personnes d’âges et de cultures différents de se rencontrer.

10-12 mai, de 10-18.00 : ateliers de danse, musique et chant.

10 mai < 20.30 : concert d’ouverture avec Amit Weisberger et Polina Shepherd

11 mai < 20.00 Bal klezmer à La Tricoterie

12 mai < 20.00 : Concert du Mish Mash (FR) et de Maggid (BE)

12-13 mai < Après-midi : ateliers enfants

13 mai< 11.-17.00 : journée portes ouvertes : auberge espagnole, scène ouverte et jam-session

[Conférence-débat] Pour une gauche médicale avec George Bauherz et Michel Roland

Dossier paru dans la revue POLITIQUE

Le premier est médecin hospitalier et l’autre praticien de maisons médicales. Ensemble, ils ont participé à un dossier de la revue ‘Politique’ consacré à la précarisation croissante de la société qui rend plus difficile l’accès aux soins de santé.

[Projection-rencontre] « Simone sans peur » en présence du réalisateur

Ce documentaire dresse le portrait d’une femme, Simone (89 ans), qui n’a pas peur de l’autre et refuse le repli sur soi. Fin 2016, elle se rend à l’Église du Béguinage occupée par des réfugiés afghans. Elle y rencontre une famille, leur propose de venir prendre une douche et de se reposer chez elle. Le film raconte cette rencontre faite de simplicité, d’amitié, d’enrichissement. En présence du réalisateur.

Le film SIMONE SANS PEUR de Dominique Guerrier sera suivi d’une rencontre avec le réalisateur, et Simone, la protagoniste principale (sous réserve).

[Conférence-débat] L’histoire du vide par Pierre Marage

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Le vide n’étant rien, il ne peut avoir d’histoire. Comment ce qui n’existe pas pourrait-il avoir une histoire ? Et pourtant, cette histoire commence avec le vide philosophique, puisque « L’être est, le non être n’est pas », proclame le Grec Parménide. Et, suivant Aristote, les savants du Moyen-Âge élèvent « l’horreur du vide » au rang de principe.

Mais au siècle de Galilée, de Pascal et de Newton, le vide échappe à la philosophie pour se poser comme objet de mesure, comme objet d’expérience. Et la recherche sur le vide joue un rôle central dans la naissance de la science, ses pratiques et ses concepts. C’est l’époque du vide expérimental. Dès lors, le vide n’est plus un enjeu, mais un instrument : il permet les machines à feu, la thermodynamique, la découverte de l’électron et l’invention de l’ampoule électrique.

Au XXème siècle, l’espace le vide quantique se peuple d’une mer de particules et d’antiparticules. Notre époque est celle de la construction du vide comme objet théorique. C’est cette histoire complexe du vide que je tenterai de raconter, en essayant aussi de montrer comment les objets de la physique sont le fruit d’une construction théorique, expérimentale, technique, et sociale.

C’est cette histoire complexe du vide que racontera Pierre Marage, professeur et doyen honoraires de la faculté des sciences de l’ULB.

[Conférence-débat] L’enlèvement du bébé de Lindberg : une presque histoire belge  par Paul Aron 

Sous le pseudonyme de Roy Pinker et en collaboration avec Yoan Vérilhac, Paul Aron a publié « Faire sensation. De l’enlèvement du bébé Lindbergh au Barnum médiatique ». Il évoquera pour l’UPJB les réactions de la presse francophone devant un fait divers déjà mondialisé. Comme on le verra, les phénomènes modernes de viralité de l’information, de « fake news », ou les « produits dérivés » de l’invention journalistique étaient déjà fréquents en 1935…

L’affaire Lindbergh a eu des échos dans la presse belge (Le Pays réel), mais également dans la bande dessinée (Tintin en Amérique), dans la littérature (Philip Roth) et jusque dans la publicité. Elle donne donc l’occasion de réfléchir à la « fabrique de l’évènement médiatique « sujet contemporain et important s’il en est.

[Conférence-débat] Faire de la politique autrement par Claude Archer

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Au départ, Claude Archer animait un comité de quartier à Schaerbeek. En 4 ans, ce comité s’est transformé en un mouvement national pour la transparence des autorités publiques, le collectif Transparencia.be qui anime le site web du même nom. Ce site aide les citoyens à contrôler eux-mêmes les autorités publiques afin d’éviter l’utilisation de l’argent public aux profits d’intérêts privés. Docteur en mathématiques et analyste de données de formation, Claude Archer consacre maintenant son temps libre à cette action citoyenne.

[Projection-débat] « Le front du Nord. Des belges dans la guerre d’Algérie » d’Hughes Lepaige

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A l’occasion des 50 ans de l’indépendance de l’Algérie, Hugues Lepaige viendra présenter son film tourné en 1992 .

En 1954, quelques Belges se sont montrés attentifs à la guerre d’Algérie, des pacifistes, de jeunes universitaires qui se sont décidés à se rendre sur place. Pour mieux comprendre. Pour s’engager, peut-être… L’histoire du front du Nord n’est guère spectaculaire, ses protagonistes n’en font pas souvent état, et n’eût été la vigilance de Hugues Le Paige et de Jean Doneux, conseiller scientifique, elle aurait pu être oubliée. (Le Soir)

Conférence-débat] Petits voyages dans les Italies juives par Estelle Krzeslo

La via del Portico di Ottavia - Ghetto de Rome.
La via del Portico di Ottavia - Ghetto de Rome @Dalbera

Il y a autant d’Italies juives qu’il y a de régions et de villes. Dans certaines villes, il ne reste pas une pierre, pas un mur. Dans d’autres, à peu près rien n’a changé.

Si les murs des ghettos ont été abattus lors des guerres de Napoléon ou à l’époque du Risorgimento, l’unité italienne, d’anciennes synagogues aux rites multiples (italien, allemand, portugais, espagnol, français, levantin, etc…) sont encore debout.

L’histoire des Juifs en Italie s’enrichit de recherches nouvelles qui ébranlent le mythe des « Italiani, brava gente ».

Cette conférence vous amènera à Ferrare, en Emilie-Romagne, considérée comme la ville juive par excellence. Une histoire exemplaire d’intégration des juifs fuyant la péninsule ibérique qui vont entrer en concurrence avec les juifs autochtones. Il sera aussi question de Rome, la ville des « vrais » juifs italiens installés depuis l’empire romain et qui n’ont jamais quitté la ville. Même s’ils ne vivent plus dans l’ancien ghetto, ils y restent attachés.

Tant de lieux à voir et comprendre. C’est normal, c’est l’Italie

[Conférence-débat] « Sont-ils toujours des juifs allemands? » La gauche radicale et les Juifs. par Robert Hirsch

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Le débat sur l’antisémitisme a pris une ampleur considérable. Le livre de Robert Hirsch tente d’expliquer les racines du renouveau antisémite du point de vue d’un historien engagé dans la gauche radicale depuis 1968. Il tente de comprendre pourquoi la gauche de la gauche s’est si peu mobilisée dans les années 2000 à ce propos, elle qui avait proclamé en 1968 « Nous sommes tous des Juifs allemands ».

L’auteur part également à la recherche de ce lien entre la jeunesse juive des années 1960 – 1970, alors très présente au sein de la gauche radicale. Il tente d’en explorer les raisons. Le livre décrit également la distanciation qui s’opère entre la gauche radicale et les Juifs, ainsi que les modifications générationnelles qui peuvent l’expliquer.

Au total, un ouvrage qui dit que la gauche radicale ne doit pas se désintéresser de ce qui concerne les Juifs

Débat animé par Jean Vogel

Site de l’éditeur : http://arbre-bleu-editions.com/robert-hirsch.html

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