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[Théâtre musical] « Ce qui marche, c’est la promenade »

Une pièce (en)chantée interprétée par des comédien·ne·s de l’UPJB et de la troupe du CPAS de St-Gilles.

Un cybercafé, là où se croisent des visages longs ou ramassés, pâles ou hâlés, sans âges ou fatigués, lieu des voyages immobiles. La pièce commence avec ces va-et-vient, avec ce passé qui parfois ne passe pas, avec la lueur d’hier qui éclaire demain. Et l’on rit. L’on attend.
Et l’on chante. Et l’on saute de Babel aux Bas-Fonds, avec ici et là, une mer à traverser…
Et l’on marche, pour voir ce qui marche. Et ce qui marche ? Entre Saint-Gilles et Dakar, entre Malines et Moscou, Pékin, Gibraltar, Ouagadougou, Liège par hasard, ce qui marche, sans doute… c’est la promenade.

Équipe artistique
Pour accompagner la quinzaine de comédien·ne·s amateur·e·s , la production du spectacle a fait appel à une équipe professionnelle avec : Serge Kribus à l’écriture des textes sur un élan d’Elias Preszow, Noémi Tiberghien à la mise en scène ; NP à la composition de musiques originales et Miko Bukowski pour en réaliser les arrangements, diriger les comédien·ne·s chanteur·se·s et composer les musiques de plateau.

Une coproduction de l’UPJB et du CCJF
Avec le soutien de la COCOF, de la Commune de St-Gilles, du CPAS de St-Gilles et de la Cité des jeunes.

 

Pour les réservations, c’est sur le site du Jacques Franck !

[Appel à participation] Atelier créatif et collectif

Après une première expérience en 2018, l’UPJB est heureuse de vous annoncer qu’elle relance un ATELIER CRÉATIF ET COLLECTIF en vue du Parcours d’Artistes de Saint-Gilles (30-31/05 & 06-07/06/2020)

De février à mai, un groupe guidé par la plasticienne Anne Liebhaberg* se réunira pour expérimenter et créer collectivement. Le résultat de cette recherche sera exposé au Parcours d’Artiste 2020.

Une séance d’information aura lieu ce dimanche 26/01/20 à 14h30 à l’UPJB. Les journées de travail débuteront le dimanche 23/02/20 (de 10 à 17h).

L’esprit et les objectifs de l’atelier
Nous créerons notre atelier/laboratoire à partir d’une thématique. Nous donnerons forme à une pensée dans une création visuelle. Comme si, pour changer de nos habitudes, nous ne débattions pas qu’avec les mots mais aussi et surtout avec les mains. Nous expérimenterons des techniques mêlant 2D et 3D. Anne guidera et accompagnera ce travail. Si l’exposition finale n’est pas à négliger, la recherche collective qui la précédera sera la réelle aventure.



*Anne Liebhaberg
est sculptrice. Son travail est souvent exposé en Belgique et à l’étranger. En 1983, elle a créé L’Atelier Sorcier, un Centre d’expression et de Créativité qu’elle a dirigé pendant plus de trente ans. Pour elle, être créatif c’est s’autoriser un imaginaire, une expérience ; c’est donner forme à sa pensée hors des stéréotypes et refuser les catégories a priori ; c’est essayer des choses que l’on n’a jamais tentées ; c’est apprendre un langage pour s’exprimer comme citoyen. (Profil Facebookwww.anneliebhaberg.be)

 



Infos pratiques :

> Séances de travail : 7 à 8 dimanches de février à mai 2020 ;
> horaire : 10h00 > 17h00 – à l’UPJB ;
> nombre de participant·e·s : maximum 12 ;
> âge : pour tous ;
> matériel : fourni + récup ;
> pause déjeuner : petite auberge espagnole ;
> aucun prérequis artistiques nécessaires ;
> 12 €/séance*

Vous êtes intéressé·e ? Venez à la séance de rencontre/information avec Anne Liebhaberg
> DIMANCHE 26 JANVIER 2020 à 14h30 au local de l’UPJB

L’atelier démarrera
> DIMANCHE 23 FÉVRIER 2020 (10H-17H)
> Les inscriptions seront ouvertes dès le 26 janvier – Attention : max. 12 personnes

Contact : Claudine Van O : claudine-pa2020@upjb.be

*(l’argent ne peut être un frein… contactez-nous en cas de besoin.)

[Projection-débat] « Regarde, elle a les yeux grand ouverts »

Un film de Yann Le Masson

Ce film raconte l’histoire de 1975 à 1982 d’un groupe de femmes d’Aix-en-Provence et de leurs proches, maris, compagnons, enfants. Ces femmes découvrent au Mouvement pour la Liberté de l’Avortement et de la Contraception (MLAC) qu’elles peuvent ensemble transformer et vivre autrement des moments aussi importants pour elles que : avorter, accoucher, choisir de faire ou non un enfant. Elles apprennent à le faire elles-mêmes, se heurtent à la répression et c’est le procès de six d’entre elles le 10 mars 1977 à Aix-en-Provence.

Un moment très fort de leur histoire qui continue toujours aujourd’hui.

Débat animé par Dominique Roynet, médecin dans une maison médicale et un centre de planning familial.

[Projection] « L’Ecole du changement » de Anne Schiffmann et Chergui Kharroubi

De plus en plus de voix s’élèvent pour penser l’école autrement. En septembre 2017, des professeurs passionnés ont réalisé leur rêve en ouvrant deux nouvelles écoles secondaires publiques à pédagogies actives, L’Ecole Secondaire Plurielle Maritime (et sa jumelle du Karreveld) à Molenbeek et le Lycée Intégral Roger Lallemand à Saint-Gilles.

Deux écoles bruxelloises qui, chacune à leur manière, bousculent les codes de l’école traditionnelle.

Deux écoles où les élèves sont acteurs de leur scolarité et où l’on fait le pari que l’autonomie, la citoyenneté, la bienveillance et la mixité sociale redonnent du sens à l’enseignement.

Deux écoles où professeurs et élèves construisent ensemble un projet audacieux qui cultive le plaisir d’apprendre.

Ce documentaire sortira en salle au cinéma Vendôme à partir du mercredi 29 janvier prochain.

Cette sortie sera précédée d’une projection avant-première suivie d’un débat, en présence de l’équipe du film, des deux directeurs/directrices des deux écoles que nous avons suivies ainsi que de Frédéric Delcor, sécrétaire général du ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles et coprésident du Pacte d’Excellence, le lundi 27 janvier à 19h30 au Vendôme également.

Pour assister à l’événement, il faut s’inscrire sur le site du cinéma.

[Points Critiques n°384] Théâtre « Ce qui marche, c’est la promenade »

Le pourquoi du comment

Depuis sa création, en 1945, pour s’atteler à la renaissance de la vie juive, moralement et physiquement détruite après la guerre et pour combattre toutes formes de racisme et promouvoir des valeurs d’égalité, de solidarité et de justice sociale, l’Union des progressistes juifs de Belgique – qui s’appelait alors Solidarité juive – association non religieuse et progressiste, a toujours mis l’accent sur des activités culturelles et festives, à côté de ses activités sociales et politiques. Au début des années 1980, fut ainsi mise sur pied une troupe de théâtre amateur, le Théâtre de la Magnanerie. À son actif, une petite vingtaine de spectacles créés et joués dans différentes salles de la capitale. Avec la disparition de Marcel Gudanski, sa figure de proue, puis de Léon Buhbinder, une de ses chevilles ouvrières, la troupe s’éteignit lentement.

Arrivée au Conseil d’administration de l’UPJB dans les années 2000 puis, comme co-présidente, j’ai souhaité renouer avec cette tradition théâtrale qui permet, au-delà du plaisir d’ÊTRE ensemble, celui de FAIRE ensemble, toutes générations confondues. De construire et, à travers le plaisir des mots, du jeu, de la musique, de l’humour, d’exprimer des doutes, de poser des questions. Et c’est ainsi qu’en février 2016, une petite vingtaine de comédien·ne·s chanteur·se·s amateur.es entouré·e·s d’une autrice reconnue (Layla Nabulsi) et de musiciens professionnels présentaient, à l’Espace Magh, la comédie musicale La cuisine de Babel, harissa et gefilte fish. Sur un mode comique et musical, le spectacle revisitait et actualisait les récits juifs et politiques fondateurs à la lumière des engagements d’aujourd’hui : le conflit israélo-palestinien, les nouvelles migrations, les valeurs collectives de solidarité avec, en toile de fond, la déconstruction des préjugés. Environ un millier de spectateurs se pressèrent, émus et heureux, aux représentations et, au terme de la reprise du spectacle, en 2017, à la Maison des Cultures de Molenbeek, il fut décidé de poursuivre l’aventure.

Après deux années de gestation, nous voici de retour sur les planches avec ce nouveau spectacle de théâtre musical. Là où La cuisine de Babel racontait l’histoire et les valeurs de l’UPJB, l’une des ambitions de cette nouvelle tentative était de se frotter à d’autres comédien·ne·s amateur·es venu·e·s d’ailleurs et n’ayant, à priori, aucun lien social ni culturel avec l’UPJB.

Nous voulions un spectacle ouvert sur l’autre, un spectacle qui pose la question du voyage dans la modernité, de Baudelaire à Fondane jusqu’à Samy Szlingerbaum et après…
Un spectacle, pour le dire autrement, qui interroge l’état actuel de l’Europe, de la
« crise » migratoire, du problème de l’ouverture et de la fermeture d’une communauté, d’une culture, d’un milieu et ce que cela serait pour nous, l’hospitalité.

C’est vers un des jeunes comédiens de la troupe, Elias Preszow, que nous nous sommes tournés pour jeter les bases de ce nouveau projet, qui s’est vu ensuite confié à un auteur de théâtre aguerri, Serge Kribus.

Nous avons à nouveau sollicité Noemi Tiberghien, déjà présente sur Babel, pour en assurer la mise en scène et relever le défi de faire travailler les protagonistes de la troupe de l’UPJB, avec ceux et celles du CPAS de Saint-Gilles et Dominique, un ami comédien originaire du Cameroun remarqué sur le magnifique spectacle du Nimis Groupe,
« Ceux que j’ai rencontrés ne m’ont peut-être pas vus » et qui nous raconte ici son parcours. Sur des compositions originales de NP, c’est à Miko Bukowski que nous avons demandé de prendre en charge la direction artistique et les arrangements.

Qu’il me soit permis ici de tous et toutes vous remercier, qui, chaque dimanche depuis septembre, vous réunissez au 61 rue de la Victoire, siège de l’association, pour y répéter vos répliques, affûter votre langue, peaufiner vos chansons, apprendre vos textes, concevoir vos scènes, tandis que, pour le dire avec Edgar Morin, dans Penser l’Europe : « De crise en crise, de refondation en refondation, la problématisation n’a cessé de renaître jusqu’à ce que, dans l’effondrement des fondements proposés ou imposés du XVIIe au XXe siècle, elle nous apparaisse aujourd’hui comme le fondement sans fondement de la culture européenne » 1. Ou comme l’écrivait, plus laconiquement Pasolini dans l’une de ses interventions journalistiques : « Nous sommes tous ici » 2.

Mais où que nous soyons, avec ou sans mémoire, je me demande si cette promenade ne nous souffle pas, au fond, qu’il en va de notre désir de se remémorer ? Entre passé et avenir, c’est bien d’une invitation à la correspondance dont il s’agit à présent.

[Ciné-débat] « Rosa Luxembourg », film de Margareth Von Trotta

En remplacement de la conférence “le Parti communiste espagnol durant la période franquiste” par Marie-Jo Sanchez.

Un film de Margareth Von Trotta, qui relate le parcours personnel et politique de Rosa Luxemburg jusqu’à son assassinat à Berlin le 11 janvier 1919 sous les coups de crosse des Corps Francs allemands, troupes de choc du ministre social-démocrate Noske et ancêtres des SS hitlériens.: Echanges-débat après la projection, avec Anne Vanesse, militante de gauche et féministe bruxelloise, échevine (maire adjoint) honoraire à la commune de Saint-Gilles, auteure d’un ouvrage de plus de 200 pages intitulé Rosa Luxemburg et les Socialistes belges, Il est en effet intéressant, surtout l’année du centenaire de son assassinat, de connaître la biographie de Rosa Luxemburg ,relativement ignorée aujourd’hui

EXCEPTIONNELLEMENT LE 23 JANVIER ON COMMENCERA LA PROJECTION DU FILM A 14H30 , et on débattra avec Anne Vanesse après la pause café-tarte.

[Exposition de photographies] « Palestine, de la Nakba 1948 à la Naksa 1967 à aujourd’hui »

Une exposition engagée, pédagogique et artistique !

Du 31 janvier au 16 février 2020, l’UPJB accueille l’exposition, créée en 2017-2018 par le groupe PJPO d’Ittre à l’occasion des 70 ans de la Nakba (la Catastrophe) et des 50 ans de la Naksa (Guerre des Six Jours). Les photographes présentés, belges pour la plupart, ont couvert avec engagement et une grande force d’expression ces événements dont les conséquences, toujours actuelles, ont dramatiquement bouleversé la vie quotidienne des Palestiniens.

Inauguration : vendredi 31 janvier de 18 à 20h
Heures d’ouverture : les samedi et dimanche 1er, 2, 8, 9 et 15 février de 14h à 18h et le dimanche 16 février de 14 à 17h.

Entrée libre et gratuite.

Des visites guidées de groupe (scolaires et autres) peuvent être organisées, à la demande, gratuitement, y compris en semaine, du 3 au 14 février.

Contact : info@upjb.be / 02 537 82 45 (le matin) ou 0474 76 60 16.

[Conférence-débat] « Deux degrés. Les sociétés face au changement climatique » par Edwin Zaccai

05 mars : Edwin Zaccai, professeur à l’ULB, directeur du Centre d’Etudes du Développement Durable, ingénieur, licencié en philosophie et docteur en sciences de l’environnement, viendra nous parler de la problématique du climat et de son récent livre “Deux degrés. Les sociétés face au changement climatique” (Presses de Sciences Po, Paris, 2019).

[Conférence-débat] Retour de la problématique du voile (foulard) dans les discussions politiques

Retour de la problématique du voile (foulard) dans les discussions politiques par 2 jeunes femmes impliquées dans cette problématique, et issues de l’immigration.

  • L’une est psychiatre et a été active au comité belge de « Ni putes ni soumises »
  • L’autre est belge d’origine marocaine de troisième génération. 43 ans, a travaillé 15 ans dans l’associatif comme éducatrice de rue, et est actuellement formatrice sur la radicalisation. Elle a mené une enquête de terrain dans le cadre de son master en anthropologie sur la radicalisation des femmes musulmanes à Bruxelles.

[Conférence-débat] Procès France Télécom Jour 35 – Un procès qui brise le cours normal du temps, par Laurent Vogel

Procès France Télécom Jour 35 – Un procès qui brise le cours normal du temps, par Laurent Vogel « chercheur en santé au travail » !

Au milieu des années 2000, France Télécom se réorganise en suivant les recettes des nouvelles formes de management. Le plan « Next » vise 22 000 départs et 10 000 mobilités sur trois ans Une politique brutale et déstabilisante est mise en œuvre. Les managers sont formés à « l’art de la guerre ». Cela provoque une vague de suicides parmi les salariés de l’entreprise. En 2019, un grand procès s’est tenu à Paris. Pour la première fois, ce sont des managers de la direction centrale de l’entreprise qui sont poursuivis. A l’origine du procès, une plainte déposée en décembre 2009 par le syndicat SUD PTT Les récits des victimes et de leurs ayants droit ont résonné dans la salle de la 31e chambre correctionnelle pendant deux mois et demi. Cette affaire permet de replacer les risques psychosociaux dans le contexte général des méthodes de management et de l’organisation du travail. Le verdict est attendu pour décembre 2019.

[Conférence-débat] Peintres Blancs en Afrique Noire. 1870-1960, quels regards ?

Elie Vamos propose une promenade illustrée par une exposition virtuelle.
Vous pourrez ainsi vous interroger sur les choix et regards que les peintres européens, désignés sous le terme « d’africanistes », ont eu lors de leur passage en Afrique centrale durant la période coloniale.

Dès les années 1935, au cours de ses séjours au Tchad et Congo belge, Erna Vamos, sa mère, a été une de ces artistes (il existe un site qu’Esther et Elie Vamos lui ont consacré ( www.erna-vamos.be).
Elie Vamos s’interroge sur les spécificités des œuvres de sa mère parmi cette cohorte d’artistes.
Elie Vamos n’est pas un expert en la matière mais bien un amateur qui tentera de vous faire partager sa curiosité.

Il est né Afrique et a vécu toute son enfance et adolescence au Katanga de 1940 à 1958. Il est médecin (études à l’ULB) et a exercé son métier dans les hôpitaux publics bruxellois.