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[Théâtre musical] « Ce qui marche, c’est la promenade »

Une pièce (en)chantée interprétée par des comédien·ne·s de l’UPJB et de la troupe du CPAS de St-Gilles.

Un cybercafé, là où se croisent des visages longs ou ramassés, pâles ou hâlés, sans âges ou fatigués, lieu des voyages immobiles. La pièce commence avec ces va-et-vient, avec ce passé qui parfois ne passe pas, avec la lueur d’hier qui éclaire demain. Et l’on rit. L’on attend.
Et l’on chante. Et l’on saute de Babel aux Bas-Fonds, avec ici et là, une mer à traverser…
Et l’on marche, pour voir ce qui marche. Et ce qui marche ? Entre Saint-Gilles et Dakar, entre Malines et Moscou, Pékin, Gibraltar, Ouagadougou, Liège par hasard, ce qui marche, sans doute… c’est la promenade.

Équipe artistique
Pour accompagner la quinzaine de comédien·ne·s amateur·e·s , la production du spectacle a fait appel à une équipe professionnelle avec : Serge Kribus à l’écriture des textes sur un élan d’Elias Preszow, Noémi Tiberghien à la mise en scène ; NP à la composition de musiques originales et Miko Bukowski pour en réaliser les arrangements, diriger les comédien·ne·s chanteur·se·s et composer les musiques de plateau.

Une coproduction de l’UPJB et du CCJF
Avec le soutien de la COCOF, de la Commune de St-Gilles, du CPAS de St-Gilles et de la Cité des jeunes.

 

Pour les réservations, c’est sur le site du Jacques Franck !

[Projection-débat] «  The Advocate » de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaïche

Elle a 72 ans. Incontournable, déterminée, obstinée, increvable, elle ne craint ni de dire ce qu’elle pense, ni de se battre pour les causes qui lui tiennent à coeur. Perdre une bataille non plus ne lui fait pas peur.

Léa Tsemel, avocate, défend depuis un demi-siècle la cause des Palestiniens. Aux yeux de ses confrères israéliens, elle défend l’indéfendable

[Chanson] « Le Yiddish en chantant »

yiddish en chantant

Avec Jacques Dunkelman et Willy Estersohn en animateurs musicaux, s’accompagnant à la guitare, et en traducteurs linguistiques.

Vous vous réapproprierez le yiddish en participant à une activité à la fois ludique et instructive : Jacques et Willy vous feront chanter en yiddish, et ils nous traduiront et commenteront les textes, de grands auteurs de langue yiddish.

N’oubliez pas d’apporter le chansonnier que vous avez reçu ! Il s’enrichira de nouvelles chansons.

[Concert] Geoff Berner – Klezmo-Punk

Le chanteur canadien Geoff Berner, illustre représentant de ce qu’on peut appeler klezmo-punk, de passage en Europe fait escale à Bruxelles. Ce chansonnier hors pair sera accompagné par Aurélie Charneux (clarinette) et Julien de Borman (percussions), des Liégeois pas forcément très sages, qui ont joué longtemps dans Klezmic Zirkus.

Les concerts de Geoff Berner alternent folie, chaos, ivresse, et rires psychotiques. Ses chansons, musiques et textes, entraînent l’auditeur à pleurer, sourire, danser tout en ressentant l’absurdité du monde.

“I want to make original klezmer music that’s drunk, dirty, political and passionate.” [Je veux faire de la musique klezmer originale, ivre, sale, politique et passionnée]

Emotion, groove et énergie au rendez-vous.

http://geoffberner.com/

Vidéo :

 

[Conférence-débat] « Le désir de mémoire : contre l’instrumentalisation de la mémoire de la Shoah » de Vincent Engel

Conférence-débat avec Vincent Engel autour de son dernier essai (Editions Karthala). En collaboration avec le journal « RésistanceS ».

Depuis 75 ans, l’Occident tente de digérer le désastre absolu qu’il a provoqué et subi à la fois : la Shoah. Tout ce qui fondait la fierté, l’orgueil de l’Europe – sa culture, ses valeurs, sa « civilisation » – a été remis en cause, bouleversé par ce crime sans précédent. L’idée de la « solution finale », sa mise en œuvre active, la tolérance passive ; comment cela a-t-il été possible ?

Depuis 75 ans, nous tentons de comprendre ce « passé qui ne passe pas », pour reprendre les mots de Ricoeur. Mais nous voulons que les jeunes en fassent un élément fondateur de leur mémoire. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, la jeunesse n’a été sommée de répondre à un devoir aussi impérieux et extravagant. Le « devoir de mémoire » est devenu un dogme qu’il est malvenu de remettre en question, sous peine d’être accusé de révisionnisme, voire de négationnisme.

Pourtant, cela ne va pas de soi. Pourtant, les jeunes ne comprennent plus pourquoi ils « doivent » faire mémoire de la Shoah plus que d’autres génocides, plus que d’autres drames.

Pourtant, il est nécessaire de se souvenir.

Si l’on met le « devoir » de côté, on est alors en mesure de réfléchir à ce qu’est la mémoire ; comment elle s’articule au réel, comment elle est instrumentalisée, quels sont ses parts d’omission, quel est le rôle de l’oubli dans la remémoration…

Tel est le propos de cet essai : toute mémoire est d’abord un récit construit sur un réel définitivement hors de portée. Si l’on veut qu’une mémoire soit vivante, si l’on veut qu’elle ne soit pas exclusivement tournée vers la mort, il convient de poser les termes d’une mémoire qui aide à vivre. Il convient de substituer le désir au devoir.

Vincent Engel est professeur à l’université de Louvain, écrivain, dramaturge et chroniqueur. Très impliqué dans le débat public, il collabore au collectif Carta Academica, prônant un engagement dans le débat public des universitaires. Il travaille sur la littérature des camps depuis plus de 30 ans.

Modérateur : Laurent Vogel

[Conférence-débat] « Nos conversations célestes » de Jean-Christophe Attias

Rencontre avec Jean-Christophe Attias autour de son premier roman.

Première incursion dans le monde de la fiction, un roman insolite qui nous plonge dans une réalité complètement décalée et où l’on retrouve l’humour singulier d’Attias, à froid et sans pitié.

Jean-Christophe Attias est directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, titulaire de la chaire “Pensée juive médiévale”. Il est l’auteur de nombreux essais concernant le judaïsme et lauréat du prix Goncourt de la biographie pour son “Moïse fragile”.

Présentation : Tessa Parzenczewski

[Projection-débat] « Mir kumen on » d’Alexander Ford

Ce documentaire exceptionnel en yiddish a été réalisé en 1936 par Alexander Ford pour le BUND.

Il décrit le sanatorium Vladimir Medem, installé près de Varsovie. Entre 1926 et 1942, autour de 10.000 enfants y ont séjourné pour se refaire une santé mais aussi pour bénéficier de méthodes pédagogiques d’avant-garde et former une communauté de vie et d’idéaux.

Interdit par le gouvernement polonais, le film a cependant été diffusé avant la guerre dans la clandestinité. Quelques copies ont été envoyées à l’étranger pour collecter des fonds. La première en France fut présentée par Bunuel en 1938.

Miraculeusement sauvé de l’oubli et digitalisé en 2016 par Lobster Film avec le soutien notamment du Centre Medem Arbeter Kring et la Fondation pour la mémoire de la Shoah.

Introduction : Laurent Vogel

[Conférence-débat] « Mauvais Juif » de Piotr Smolar

Rencontre avec Piotr Smolar autour de son livre.

Piotr Smolar, grand reporter, a été pendant plusieurs années le correspondant du Monde en Ukraine, puis en Israël. Son livre Mauvais Juif croise les parcours de trois générations. Hersch, le grand-père communiste, organisateur de la résistance du ghetto de Minsk. Il tente de réorganiser la « rue juive » dans la Pologne de l’après-guerre. Il doit quitter son pays pour Israël en 1970. Alexander, le père, a été une figure marquante de l’opposition démocratique. Exilé en France à partir de 1971. Piotr, né en 1974, arrive en Israël en 2014 comme correspondant du Monde : « Au moment de quitter le pays, j’écris ce récit qui est un voyage au bout de la loyauté : à quoi devons-nous être fidèles ? »

Présentation : Laurent Vogel

[Analyse] Allez à Gaza et criez « plus jamais ça »

Source : Haaretz (23 janvier 2020)
Traduction : L. pour l’Agence Média Palestine

Il est très important de se souvenir du passé, et il n’en demeure pas moins important d’être conscient et de faire face à ce qui se passe dans le présent. Les dizaines de chefs d’État qui sont arrivés en Israël hier se souviennent peut-être du passé, mais ils gomment le présent. En se taisant, en détournant leurs yeux de la réalité tout en s’alignant de manière inconditionnelle sur les positions d’Israël, ils ne manquent pas seulement à leurs devoirs, ils trahissent aussi la mémoire du passé au nom duquel ils sont venus ici. Être reçus par Israël sans faire mention de ses crimes, commémorer l’Holocauste tout en ignorant les leçons à en tirer, visiter Jérusalem sans aller dans le ghetto qu’est Gaza lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, il est difficile de trouver plus grande hypocrisie.

C’est une bonne chose que les rois, présidents et autres notables viennent ici en l’honneur de cette journée du souvenir. Il est déplorable qu’ils ignorent ce que les victimes de l’Holocauste infligent à une autre nation.

La ville de Yerevan ne sera jamais témoin d’un tel rassemblement pour commémorer l’holocauste arménien. Les dirigeants du monde n’iront jamais à Kigali pour commémorer le génocide qui s’est produit au Rwanda. L’Holocauste est en effet le plus grand crime jamais perpétré contre l’humanité, mais ce n’est pas le seul. Mais les Juifs et Israël savent bien comment sanctifier sa mémoire, et comment l’utiliser à leurs propres fins.

En cette Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, les dirigeants du monde sont les invités d’un premier ministre israélien qui, la veille de leur arrivée, a demandé des sanctions, croyez-le ou non, contre la Cour Pénale Internationale de la Haye, héritage des tribunaux mis en place pour juger les crimes de la Deuxième Guerre mondiale.

En cette journée du souvenir, les dirigeants du monde viennent rencontrer un premier ministre qui essaie de les pousser à se positionner contre la Cour à la Haye. Il est difficile d’imaginer utilisation de l’Holocauste plus scandaleuse que celle-ci, difficile de concevoir plus grande trahison de sa mémoire qu’en tentant de discréditer la Cour de la Haye, seulement parce qu’elle tente de remplir son rôle en enquêtant sur Jérusalem. Les invités garderont le silence sur ce sujet également. Certains d’entre eux seront peut-être convaincus que le problème se situe à La Haye et non à Jérusalem. Qu’il faut sanctionner la Cour plutôt que l’État occupant.

Personne ne devrait oublier l’Holocauste, c’est évident. Personne ne devrait non plus gommer le fait qu’il était dirigé contre le peuple juif. Et, précisément pour cette raison, personne ne devrait ignorer le comportement de ses victimes envers les victimes secondaires de l’Holocauste des Juifs, le peuple palestinien. Sans l’Holocauste ils n’auraient pas perdu leur terre, et ne seraient pas emprisonnés aujourd’hui dans un gigantesque camp de concentration à Gaza ou vivant sous une brutale occupation militaire en Cisjordanie.

Quand ils répètent aujourd’hui ad nauseam « plus jamais ça », ils devraient regarder avec honnêteté vers le Sud et l’Est, à seulement quelques kilomètres du lieu de la commémoration à Yad Vashem. Il n’y a pas d’holocauste là-bas, juste l’apartheid. Pas d’annihilation, mais une brutalisation systématique d’une nation. Pas Auschwitz, mais Gaza. Comment peut-on ignorer cela lors de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste ?

Il est difficile de croire qu’il n’est venu à l’esprit d’aucun dirigeant venu à Jérusalem d’aller à Gaza après la cérémonie. Si l’un d’entre eux avait eu le courage de le faire, il ou elle aurait honoré la mémoire de l’Holocauste aussi bien qu’en visitant Yad Vashem. Il n’est pas beaucoup d’endroits sur terre où les mots « plus jamais ça » peuvent résonner autant qu’au sein de cet immense ghetto, créé par l’État des survivants de l’Holocauste. Ne pas aller à Gaza et ne pas voir ce qui s’y passe ? Ne pas s’identifier aux deux millions d’êtres humains qui sont enfermés dans un camp de concentration depuis 14 ans, à une heure de Jérusalem ? Comment est-ce possible ? Ne pas crier « plus jamais ça » à Gaza? Comment osent-ils ?

Quelques dirigeants ont ostensiblement équilibré leur visite ici par une brève et rituelle visite à Ramallah, avec une séance photo avec Mahmoud Abbas, qui est également la cible des critiques d’Israël. Ce genre de visite ne signifie rien. Ce n’est pas Ramallah qui détermine le sort du peuple palestinien. C’est le gouvernement à Jérusalem et son appareil de défense à Tel-Aviv. Il faut venir aujourd’hui en Israël pour rappeler l’Holocauste au monde, mais aussi pour lui rappeler le silence qui règne au sujet de l’apartheid israélien. Contre ce silence, nous devrions tous crier :  « plus jamais ça ».

L’Holocauste ne se répétera sûrement jamais, mais le silence embarrassé continue, y compris en ce jour de mémoire à Jérusalem.

[Projection-conférence] « Ces murs qui séparent » Gaël Turine en dialogue avec Françoise Tulkens

Dans la foulée de la commémoration de la chute du mur de Berlin en 2019, la Plateforme Palestine Watermael-Boitsfort est heureuse de vous inviter à la projection – conférence de Gaël Turine « Ces murs qui séparent » le jeudi 20 février 2020 à 20 heures. Après la projection, Gaël Turine sera en dialogue avec la juriste Françoise Tulkens, suivi d’un débat avec le public.

Depuis de nombreuses années, le photographe belge Gaël Turine réalise un travail documentaire sur les murs de séparation. Il nous ouvre ici les yeux sur deux murs méconnus et qui, pourtant, témoignent d’une réalité tragique : le mur de séparation entre l’Inde et le Bangladesh, le plus long et le plus meurtrier au monde, et le “mur de la honte” qui coupe en deux Lima, la capitale péruvienne. Ces deux murs, indien et péruvien, mais également le mur israélo-palestinien seront au centre de cette conférence illustrée qui abordera les approches personnelles, journalistiques et photographiques de Gaël Turine.

Gaël Turine est l’auteur de plusieurs monographies, publie dans la presse belge et internationale, enseigne à l’ULB et donne de nombreuses formations à l’étranger. Récompensé par des prix et des bourses, son travail photographique est également exposé dans des galeries, musées et lors de festivals. Gaël Turine est co-fondateur de l’agence photographique MAPS dont il assure la présidence depuis sa création en 2017.

Françoise Tulkens est ancienne juge et vice-présidente de la Cour européenne des droits de l’homme, Professeure émérite de l’UCL, membre associée de l’Académie royale de Belgique. Elle est l’auteure de nombreux articles et ouvrages consacrés aux droits de l’homme et au droit pénal.

Réservation : La Vénerie www.lavenerie.be ou 02 672 14 39

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