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[Lettre ouverte] Liberté pour Mahmoud Nawajaa

Le 30 juillet dernier, Mahmoud Nawajaa, coordinateur du Comité national palestinien pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) était arrêté en pleine nuit par les forces d’occupation israéliennes à son domicile de Kfar Abu Qash (Cisjordanie). Il est depuis détenu illégalement, au mépris de ses droits fondamentaux.

Face à cette nouvelle offensive contre les défenseurs des droits humains en Israël/Palestine, L’UPJB s’est associée à d’autres organisations pour interpeller les Ministres des Affaires étrangères Philippe Goffin et de la Coopération au développement Alexander de Croo.

Bruxelles, le 11 août 2020

A l’intention de :

M. Philippe Goffin, Ministre des Affaires étrangères
M. Alexander de Croo, Ministre de la Coopération au développement

Objet:  Liberté pour Mahmoud Nawajaa

Messieurs les Ministres,

Nous, les organisations soussignées, souhaitons exprimer notre profonde inquiétude concernant le sort de Mahmoud Nawajaa, un défenseur palestinien des droits humains très respecté. En tant que leader communautaire et coordinateur du Comité national palestinien pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), il a défendu avec passion les droits du peuple palestinien sous l’occupation israélienne.

Il a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes en pleine nuit et emmené loin de sa femme et de ses jeunes enfants. Depuis lors, il est détenu dans une prison israélienne sans inculpation ni accès à son avocat, ce qui constitue un acte de déportation illégale.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa n’est qu’un exemple de la répression systématique des dirigeants politiques/communautaires, des défenseurs des droits humains et des intellectuels par le gouvernement israélien.

Veuillez trouver en annexe un courrier sur le sujet adressée au Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’UE Josep Borrell et au chef de la délégation de l’UE en Cisjordanie et dans la bande de Gaza Tomas Niklasson de la part de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP), qui représente 40 organisations de la société civile et ONG européennes. Nous soutenons cette lettre et  vous demandons d’utiliser votre pouvoir diplomatique pour libérer Mahmoud Nawajaa. Amnesty International considère également Mahmoud Nawajaa comme un prisonnier de conscience et a publié une déclaration réclamant sa libération.

La Belgique et l’UE sont tenues de défendre le respect des droits fondamentaux tels qu’ils sont inscrits dans la Déclaration des droits de l’Homme. En tant que ministres représentant la Belgique, vous avez le pouvoir de vous adresser au gouvernement israélien pour qu’il mette fin à la détention illégale de défenseurs des droits de l’Homme et de militants politiques.

Confiants en votre foi dans la défense des droits humains, nous espérons que vous considérerez vous aussi qu’il est de notre devoir d’exiger du gouvernement israélien la libération de Mahmoud Nawajaa et des autres prisonniers politiques.

En vous remerciant pour l’attention réservée à la présente et dans l’espoir d’une action rapide, nous vous prions d’agréer, Messieurs les Ministres, l’expression de toute notre considération.

Signataires:

Association Belgo-Palestinienne (ABP)

Belgian Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI)

CNCD-11.11.11.

De-Colonizer ASBL

Een Andere Joodse Stem (EAJS)

European Coordination for Committees and Associations for Palestine (ECCP)

PAlestina SolidariteitSolsoc

Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB)

Viva Salud

Vrede vzw

image courtesy of: Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles asbl

[Théâtre musical] « Ce qui marche, c’est la promenade »

Une pièce (en)chantée interprétée par des comédien·ne·s de l’UPJB et de la troupe du CPAS de St-Gilles.

Un cybercafé, là où se croisent des visages longs ou ramassés, pâles ou hâlés, sans âges ou fatigués, lieu des voyages immobiles. La pièce commence avec ces va-et-vient, avec ce passé qui parfois ne passe pas, avec la lueur d’hier qui éclaire demain. Et l’on rit. L’on attend.
Et l’on chante. Et l’on saute de Babel aux Bas-Fonds, avec ici et là, une mer à traverser…
Et l’on marche, pour voir ce qui marche. Et ce qui marche ? Entre Saint-Gilles et Dakar, entre Malines et Moscou, Pékin, Gibraltar, Ouagadougou, Liège par hasard, ce qui marche, sans doute… c’est la promenade.

Équipe artistique
Pour accompagner la quinzaine de comédien·ne·s amateur·e·s , la production du spectacle a fait appel à une équipe professionnelle avec : Serge Kribus à l’écriture des textes sur un élan d’Elias Preszow, Noémi Tiberghien à la mise en scène ; NP à la composition de musiques originales et Miko Bukowski pour en réaliser les arrangements, diriger les comédien·ne·s chanteur·se·s et composer les musiques de plateau.

Une coproduction de l’UPJB et du CCJF
Avec le soutien de la COCOF, de la Commune de St-Gilles, du CPAS de St-Gilles et de la Cité des jeunes.

 

Pour les réservations, c’est sur le site du Jacques Franck !

Projet “Transmettre encore” du Service Social Juif

Pour répondre à l’inquiétude des rescapé·es de la Shoah qui craignent que leur histoire ne s’éteigne lorsqu’ils·elles ne seront plus là, pour répondre à la demande d’écoles du secondaire en Belgique (francophones et flamandes) et pour collaborer avec des organismes s’occupant de pédagogie dans l’histoire de la Shoah, le Service Social Juif est en train de constituer une équipe d’enfants de rescapé·es de la Shoah (des personnes nées après la fin de la guerre dont les parents ont survécu à la Shoah et qui ne sont plus en mesure d’aller témoigner eux-mêmes) et qui seraient disponibles pour aller raconter l’histoire et le parcours de guerre de leurs parents à des jeunes, dans des classes ou dans des ASBL s’occupant de mémoire de la Shoah.

La préservation et la transmission de cette mémoire ayant toujours fait partie de l’histoire de l’UPJB, nous vous relayons les informations quant à ce projet.

Le Service Social Juif cherche spécifiquement des enfants de rescapé·es (appartenant donc à la deuxième génération) afin de leur offrir un encadrement spécifique dans le projet de transmission de leur histoire familiale et de leur vécu dans les écoles. Une rencontre individuelle de prise de contact est prévue avec les trois personnes responsables du projet. Puis, une série de cinq rencontres, par groupe de dix participant·es, est prévue au Service Social Juif avant et afin de préparer les participant·es à intervenir auprès des jeunes.

Lire la description du projet ici

Si vous êtes interessé·e à prendre part à ce projet, vous pouvez contacter Viviane LIPSZSTADT (les mardis et jeudis) Judith BZUROVSKI (les mardis et jeudis) et Jérémy PAYET (du lundi au vendredi) au 02/538 81 80 ou en écrivant à nechama@servicesocialjuif.be.
Vous pouvez aussi prendre contact avec nous afin que nous fassions le relais avec les personnes responsables du projet.

N’hésitez pas à faire circuler cette information autour de vous.

Rencontre avec Brigid Grauman

Brigid Grauman, bruxelloise, irlandaise,  journaliste, a longtemps été rédacteur en chef de l’hebdomadaire en anglais The Bulletin.

Son premier livre Uncle Otto’s Puppet Theatre est une histoire de migrations et une réflexion sur l’identité qui s’appuie sur les recueils de souvenirs écrits par sept membres de sa famille. Ce récit propose un voyage qui part du quartier juif d’une petite ville de Moravie au milieu du 19ème siècle pour se poursuivre ensuite, de  Prague à Vienne, en passant par Brno, La Havane, New York ou encore Londres. Le livre examine aussi l’impact psychologique de l’histoire avec un grand H sur les membres d’une famille.
Il vient d’être publié en allemand, et une version Tchèque est prévue pour décembre.

Nathalie Skowonek : «  La Carte des regrets »

Rencontre avec Nathalie Skowronek autour de son dernier roman “La carte des regrets”

Présentation: Tessa Parzenczewski

De «  Karen et moi » , son premier roman, inspiré par la vie de l’écrivaine danoise Karen Blixen, à «  Max en apparence »  qui explore l’énigme du parcours de son grand-père rescapé des camps, en passant par «  Un monde sur mesure » qui évoque, à partir d’un secteur particulier, le commerce du vêtement, l’ascension sociale de tout un milieu, aux traumatismes toujours présents, sans oublier «  La Shoah de monsieur Durand » , un essai qui interroge la perception du judéocide par les Juifs de la quatrième génération, Nathalie Skowronek tisse une œuvre exigeante, qui puise ses thèmes dans l’histoire familiale, mais élargit le propos, dans un va-et-vient constant entre l’intime et le monde alentour.  Aujourd’hui, loin des bruits du monde, si présents dans ses précédents romans, l’écrivaine cadre au plus près, au cœur du couple, les remous, les tiraillements, les échappées libres et secrètes. Que savons-nous de l’autre si proche? Que se trame-t-il à nos côtés?
Avec délicatesse et subtilité, sans effets, dans une prose dépouillée et sensible où l’écriture même fait style, Nathalie Skowronek nous dévoile les méandres des sentiments et leurs inévitables contradictions.

Afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur, une réservation est nécessaire pour assister à cette activité. Réservations par téléphone au 02/537 82 45 ou par mail à info@upjb.be

André Hobus et le Blues : anNashville, un bastion de l’Amérique évangélique

Notre conférencier, amoureux des musiques américaines fondamentales, vous propose un portrait vécu de cette Amérique Blanche, républicaine et conservatrice au travers d’une balade musicale dans Nashville, Tennessee.
Comment cette ville sans ressources propres est-elle devenue la “ capitale” mondiale de la musique country & western où les puissantes églises protestantes évangéliques ont établi leurs quartiers généraux. En contraste, nous vous proposerons aussi une incursion dans le quartier Afro-Américain. Comme précédemment, la conférence sera illustrée de cartes géographiques, d’une projection de photos et d’un accompagnement musical spécifique.

Afin de respecter au mieux les mesures sanitaires, les places pour cette activité sont limitées à 25 personnes. Si vous avez l’intention d’être présent.e, il est nécessaire de vous inscrire en écrivant à j.i.schiffmann@skynet.be

COMPLET « La Commune des lumières, une utopie libertaire » par Jean Lemaître

Pour respecter les mesures sanitaires de distanciation, cette activité est complète. Il n’est plus possible de s’y inscrire. 

1917, 1918 : le Portugal crève de misère et crie famine, tandis que ses jeunes se font déchiqueter, aux côtés des alliés dans les tranchées sordides du Nord de la France, pour une guerre qui n’est pas la leur. Les anarchistes représentent alors la principale force alternative au pays. Partout, ils créent des bibliothèques, ils animent des cercles d’éducation populaire, ils éditent des journaux libertaires, ils investissent les organisations syndicales.

La Révolution russe d’Octobre 1917 galvanise le peuple portugais, qui exige avec une force décuplée pain, paix, libertés. C’est alors qu’en Alentejo, cette région rouge, un humble voyageur de commerce, Antonio Gonçalves, bâtit la première « Commune anarcho-communiste » au Portugal. Celle-ci, loin de se replier sur elle-même, se lie aux travailleurs ruraux locaux et attise le feu de la révolte. En novembre 1918, les syndicats appellent à la grève générale, que les plus radicaux veulent transformer en révolution, à l’instar de la Russie. Au Vale de Santiago, une soixantaine d’ouvriers cessent le travail et se lancent à l’assaut des latifundiaires, pour établir au village le premier soviet portugais. Quatre jours durant, ils tiennent le haut du pavé… jusqu’au moment où la troupe débarque au Vale et entame une impitoyable répression.  Mais trop tard : les graines de solidarité ont été semées, les fleurs finiront par éclore et essaimer. Cette histoire, qui se lit comme un roman, inspirera, peut-être, ces innombrables utopistes, cherchant aujourd’hui à incarner, enfin, en réalité tangible, leurs rêves éveillés de liberté, égalité, fraternité

[projection-débat] Palestine, la case prison

Débat mené par Alexis Deswaef | Un documentaire de Franck Salomé | France

Ce film a pour sujet la situation des prisonniers politiques et d’opinion palestiniens au regard du droit international. Actuellement, il y a environ 7 000 prisonniers palestiniens dans les prisons israéliennes, en violation du droit international.A travers des interviews d’anciens détenus et de leurs familles, ainsi que de juristes palestiniens, israéliens et internationaux et d’anciens soldats mobilisés, ce documentaire met en lumière les mécanismes d’un système d’oppression qui dépasse les murs de la prison et maintient toute une société sous la menace permanente d’un emprisonnement arbitraire.Il montre l’utilisation systématique par l’armée israélienne de la prison comme arme de répression contre la lutte des Palestiniens pour leurs droits et la création d’un État viable et indépendant. Les Palestiniens emprisonnés le sont pour des motifs politiques.

La projection sera suivie d’une rencontre avec Alexis Deswaef, avocat spécialisé en droit international, vice-président de la FIDH (Fédération internationale pour les Droits Humains) et auteur du livre Israël-Palestine : Au cœur de l’étau. Dix jours pour comprendre (Éditions Couleurs Livres, 2012).En collaboration avec la Plateforme Palestine Watermael-Boitsfort. 
Tarif : 6€ / 5€ (seniors) / 3,5€ (réduit) ; article 27

[Conférence] L’antisémitisme : du diable religieux au diable politique

Jacques Aron

Club Shalom Aleichem
SAISON 2020-2021
1er octobre 2020

Jacques Aron, architecte et essayiste, en complément à son dernier livre : « Le socialisme, l’antisémitisme et les imbéciles »

Les encyclopédies juives répètent en boucle : “L’antisémitisme est le socialisme des imbéciles” et attribuent cette phrase à Auguste Bebel qui l’a récusée. En réalité, en 1893, se produit la rencontre entre le socialisme et l’antisémitisme allemands, et Bebel y joue un rôle prépondérant. Militant courageux et intelligent, il s’efforce d’en réduire les dangers, tout en restant prisonnier des stéréotypes de son temps. Un moment-clé de l’histoire moderne avant 14-18. Le propos de Jacques est de faire saisir qu’une chronologie historique est indispensable pour comprendre combien, par exemple, l’idée d’un Juif éternel est absurde. Il s’agit d’une philosophie de la pensée historique contre toutes les croyances à priori.

De 1871 , année de la difficile unification allemande entre la Prusse protestante et la Bavière catholique, année aussi de la naissance de Rosa Luxemburg, à 1919 année du soulèvement spartakiste de Liebknecht contre le SPD , insurrection avortée et férocement réprimée, au cours de laquelle Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg furent assassinés, l’histoire politique allemande entre ces 2 dates et au-delà, est le champ de prédilection et d’expertise de Jacques, qui y a consacré de nombreuses recherches et de nombreux livres, dont » L’an passé à Jérusalem, le sionisme n’est pas le judaïsme » et le plus récent, dont il sera question le 1er octobre et qui clôture la trilogie« L’antisémitisme : du diable religieux au diable politique. Sous-titre : Pour en finir avec une chimère ; la race maudite des juifs, éditions l’Harmattan

Si vous avez l’intention d’être présent.e , il vous faut vous sans faute vous inscrire. Faites-le tout de suite, sinon vous l’oublierez, et nous ne pourrons accueillir personnes non inscrites.

Règles sanitaires

[Parcours d’artistes] Été 1986… Automne 2020

Parcours d'Artistes 2020
2020 ou 2.0 2.0 ?

Gérard Preszow

Eté 86, Jan Hoet (1936-2014), le bouillonnant conservateur du musée d’art contemporain de Gand – qui, à l’époque, se réduit à quelques salles du musée des Beaux-Arts – lance « Chambres d’amis ». Formidable initiative qui vise à disséminer dans des maisons privées des créations d’artistes contemporains venus du monde entier. L’initiative, qui visait avant tout à populariser les créations les plus récentes, va surtout faire découvrir la ville de Gand, la plus harmonieuse ville du royaume. Jeu de piste à l’échelle 1 sur 1, l’exposition permet d’entrer chez les uns et les autres, de tous milieux. La ville s’offre et se décline sous toutes ses formes, de l’ancien au nouveau, des riches demeures aux modestes logis, voire même des kots étudiants, du centre ville aux quartiers périphériques. On en finit par oublier de regarder l’œuvre exposée au profit de la curiosité excitée par les intimités hospitalières. On s’invite chez les gens. On en redemande à tel point qu’on y revient de week-end en week-end. On entre on sort on marche on se croise et on se recroise parfois, cette idée de Jan Hoet demeure inoubliable et marque à jamais la suite des jours. Elle prouve l’effervescence que peut susciter l’art plongé dans un milieu organique !

Eté 88, avec sagacité, la commune de Saint-Gilles s’empare de l’idée et l’importe dans ses rues sous le nom de « Parcours d’artistes », une biennale mêlant le privé et l’associatif, artistes professionnels et amateurs, ateliers faisant fonction ou lofts de création. Quel bonheur de flâner ainsi dans la ville, d’aller de découverte en découverte, d’entrer chez les uns et les autres. Parfois, une certaine gêne de ne pas savoir comment réagir devant des œuvres moins à notre goût en présence de leurs auteurs. Ça fait partie du jeu ! Ou, au contraire, tout à coup, on la guette : une rumeur, une flambée, c’est Là qu’il faut aller et, en quelques heures, il faut faire la file en sachant que le temps nous est compté : un week-end pour le vernissage, un week-end pour l’exposition, un week-end pour la clôture !

Et de cette aventure, l’UPJB n’est pas en reste. Familière des pratiques culturelles et riche d’un milieu créatif, elle fixait déjà des rendez-vous réguliers lors de son « Café des artistes » qui, bientôt, allait rejoindre et se fondre dans « le Parcours d’artistes » saint-gillois.

Belle carte de visite qui allait s’enrichir au cours des éditions jusqu’à devenir un must aux propositions multiples : exposition où se côtoient œuvres de professionnels et d’amateurs, focus sur un(e) artiste en particulier (jusqu’ici Richard Moszkowicz et Max Lapiower), œuvre collective, fruit d’un atelier en amont (animé par Lorka), ainsi que diverses activités (spectacles, projections, conférences…).

2020 : boum patatras. Confinement, lock down, gestes barrières, distanciation sociale, télétravail, distanciel, zoom, jitsi… Désormais 2020 se mue en 2.0 2.0. Mais tout est pourtant prêt de longue date. Claudine Van O s’y est prise bien à temps pour que l’UPJB puisse vous accueillir selon la formule éprouvée tandis que Tessa, imperturbable, se tient prête : amateurs et professionnels se partagent les cimaises, focus sur la graveuse Michèle Baczynski, l’œuvre collective issue de l’atelier animé par Anne Liebhaberg…

Mais au fait, à quel temps fallait-il écrire ce qui précède ? Au conditionnel de l’hésitation ? Au subjonctif de la toile digitale ? Ou au présent de votre visite ?

Soyez les bienvenus à l’UPJB, quel que soit le parcours emprunté !

 

Dates de l’exposition:

  • Samedi 26  et dimanche 27 septembre de 14h à 19h.
  • Samedi 3  et dimanche 4 octobre de 14h à 19h.

Parcours d’artistes 2020

[ Parcours d’Artistes ] L’atelier du dimanche #2

L’atelier du dimanche #2

Pour cette édition du Parcours d’Artistes, l’UPJB a poursuivi l’expérience et vous permet de découvrir une œuvre collective réalisée au 61 par un groupe de membres et sympathisantes de la maison. A l’arrivée, elles sont six. L’invitation s’adressait à toutes et tous. Seules des femmes l’ont fait (on échappe à l’écriture inclusive!) .

En quelques 8 journées de travail, sous la baguette magique de Anne Liebhaberg, sculptrice et créatrice du CEC « l’Atelier Sorcier » dont l’expérience d’animation de groupes d’amateurs.trices est garantie, et après avoir défini une thématique en lien avec les préoccupations de la maison, à savoir l’Altérité, elles se sont mises au travail.

La tête, le corps, les mains, réfléchir, discuter mais surtout observer, dessiner, en 2D, en 3D, chacune avec ses compétences et savoir-faire qu’elles découvraient en faisant, elles ont mis en images et mouvements ce qui souvent se déploie en mots. D’abord en petit et individuellement, elles réalisent, au moment de l’écriture de ce texte, l’œuvre collective…

Max Neumann pour son approche du corps et de la silhouette et Sunmi Kim pour son travail des liens dans ses installations ont été leurs sources d’inspiration.

Le groupe : Bettina Abramowicz, Minna Kostelaniec-Buhbinder, Nathalie Dunkelman, Sylvie Foucart, Johanne Semal et Claudine Van O

 

Dates de l’exposition:

  • Samedi 26  et dimanche 27 septembre de 14h à 19h.
  • Samedi 3  et dimanche 4 octobre de 14h à 19h.

Parcours d’artistes Saint Gilles 2020

 

 

[Parcours d’artistes] Focus sur Michèle Baczynsky

Vivre c’est écrire, chanter, conter, cuisiner, « accordéonner » et graver…

Claudine Van O

Michèle Baczynsky me reçoit chez elle avec un bon café et une « oreille d’Aman » cuisinée le matin même avec les petits de l’école Beth Aviv… La table de dessin, le lutrin et l’accordéon ont trouvé place dans le salon/salle à manger. Le long des murs, accrochées à des cordes, sèchent les dernières gravures. On dirait des vêtements d’enfants imprimés de jolis motifs et de couleurs douces bleues, ocres, roses, vertes… La presse patiente dans un petit local coincé entre la chambre et la salle de bain.

Les journées de Michèle sont rythmées par le cours de peinture à l’académie, les histoires de cuisine et leurs recettes qu’elle teste toujours avant leur publication dans Regards, le magazine du Centre Communautaire Laïc Juif, son travail à l’école Beth Aviv, l’accordéon et le chant, la gravure qu’elle pratique quotidiennement.

Lorsque je lui demande comment elle est venue à la gravure, elle respire un grand coup et commence par le début : « toute petite j’écrivais des histoires, des contes, des poèmes et je chantais. Je transformais les histoires des livres d’école qui m’ennuyaient et l’institutrice m’autorisait à les raconter à mes camarades. Mes parents m’ont inscrite au cours de piano. J’aimais la musique… Un jour j’ai envoyé une cassette à Jacques Careuil. Il m’a invitée à l’émission Feu vert. Son pianiste a joué ma composition et j’ai déclamé un de mes poèmes… Mes parents étaient tellement fiers !!! »

Et la gravure ? Elle reprend : « j’entrais en secret dans la chambre de mon frère Alain. J’y trouvais des livres d’art, des articles de presse en lien avec l’art découpés dans Le Monde. J’adorais… C’est lui qui m’a ouvert la porte vers les arts ». De 7 ans son aîné, son frère avait déjà vécu le kibboutz en Israël et une école de design à Bourges.

Son adolescence est marquée par le décès de son père. Elle bat de l’aile et sa mère « l’envoie » en Israël chez sa tante paternelle. Elle vit quelques années salutaires bercées de soleil entre Haïfa et Jérusalem. Sa culture juive en sera définitivement transformée…

Et la gravure ? De retour au pays, il lui faudra trouver quelque chose d’intense pour combler sa vie. Elle découvre le travail de Frans Masereel et celui de l’avant-garde juive russe avec Chagall et Lissitzky entre autres. C’est le choc. Elle s’inscrit à l’école des arts d’Uccle et en sort diplômée en gravure.

Michèle Baczynsky manie la gouge avec légèreté. Ses linogravures recèlent de doux mélanges : sujets parlant de vies quotidiennes, traits spontanés et aériens, aplats de couleurs légers.

A découvrir…

 

Baczynsky, M. La mariée – Linogravure
Baczynsky, M. Borsht – Eau forte

 

Dates importantes :
2018 : International Printmaking Biennial of Douro – Portugal ;
2017 : Les Enfants de la Red Star Line (écriture fiction) éd. La Renaissance du Livre ;
2013 : Exposition Maison de la Culture Yiddish à Paris ;
– Diplômée section gravure de l’École des Arts D’Uccle ;
– Collaboration à Regards (CCLJ) : rubriques « Histoires pour grandir » (micro-fictions) et « Carnet de cuisine » ;
– Publication de nouvelles aux éd. Averbode, dans la revue Rue Saint-Ambroise et dans la revue d’ethnopsychologie L’autre ;
– Son groupe Talita Koumi tournera en Belgique et à l’étranger pendant plus de 10 ans.

 

Dates de l’exposition:

  • Samedi 26  et dimanche 27 septembre de 14h à 19h.
  • Samedi 3  et dimanche 4 octobre de 14h à 19h.

 

Parcours d’artistes Saint Gilles 20