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[Théâtre musical] « Ce qui marche, c’est la promenade »

Une pièce (en)chantée interprétée par des comédien·ne·s de l’UPJB et de la troupe du CPAS de St-Gilles.

Un cybercafé, là où se croisent des visages longs ou ramassés, pâles ou hâlés, sans âges ou fatigués, lieu des voyages immobiles. La pièce commence avec ces va-et-vient, avec ce passé qui parfois ne passe pas, avec la lueur d’hier qui éclaire demain. Et l’on rit. L’on attend.
Et l’on chante. Et l’on saute de Babel aux Bas-Fonds, avec ici et là, une mer à traverser…
Et l’on marche, pour voir ce qui marche. Et ce qui marche ? Entre Saint-Gilles et Dakar, entre Malines et Moscou, Pékin, Gibraltar, Ouagadougou, Liège par hasard, ce qui marche, sans doute… c’est la promenade.

Équipe artistique
Pour accompagner la quinzaine de comédien·ne·s amateur·e·s , la production du spectacle a fait appel à une équipe professionnelle avec : Serge Kribus à l’écriture des textes sur un élan d’Elias Preszow, Noémi Tiberghien à la mise en scène ; NP à la composition de musiques originales et Miko Bukowski pour en réaliser les arrangements, diriger les comédien·ne·s chanteur·se·s et composer les musiques de plateau.

Une coproduction de l’UPJB et du CCJF
Avec le soutien de la COCOF, de la Commune de St-Gilles, du CPAS de St-Gilles et de la Cité des jeunes.

 

Pour les réservations, c’est sur le site du Jacques Franck !

[Klezmer] Se procurer l’album de Yiddish Tantz

Pour celles et ceux qui n’ont pas encore eu l’occasion d’acheter l’album de Yiddish Tantz en 2019, vous pouvez encore vous le procurer :

* au secrétariat de l’UPJB du lundi au vendredi de 9h30 à 13h (02 537 82 45)

* lors d’une vente exceptionnelle de fin d’année ( ! ) le samedi 21 décembre de 12 à 18h au 61 rue de la Victoire.

Si ces occasions ne vous conviennent pas écrivez à alain.lapiower@gmail.com qui arrangera un super plan…

Prix de l’album « Le Bal Yiddish » (8 pistes) : 10€

[Exposition de photographies]« Palestine, de la Nakba 1948 à la Naksa 1967 à aujourd’hui »

Une exposition engagée, pédagogique et artistique !

Du 31 janvier au 16 février 2020, l’UPJB accueille l’exposition, créée en 2017-2018 par le groupe PJPO d’Ittre à l’occasion des 70 ans de la Nakba (la Catastrophe) et des 50 ans de la Naksa (Guerre des Six Jours). Les photographes présentés, belges pour la plupart, ont couvert avec engagement et une grande force d’expression ces événements dont les conséquences, toujours actuelles, ont dramatiquement bouleversé la vie quotidienne des Palestiniens.

Inauguration : vendredi 31 janvier de 18 à 20h
Heures d’ouverture : les samedi et dimanche 1er, 2, 8, 9 et 15 février de 14h à 18h et le dimanche 16 février de 14 à 17h.

Entrée libre et gratuite.

Des visites guidées de groupe (scolaires et autres) peuvent être organisées, à la demande, gratuitement, y compris en semaine, du 3 au 14 février.

Contact : info@upjb.be / 02 537 82 45 (le matin) ou 0474 76 60 16 »

[Lettre à Unia] Le carnaval d’Alost et les limites à la liberté d’expression

Lors du dernier carnaval d’Alost, l’UPJB et ses membres ont été, comme beaucoup d’autres personnes juives et non juives, choqué·e·s par la présence d’un char reprenant tous les poncifs de la caricature antisémite. À ce propos, nous avons écrit à Unia – le Centre interfédéral de lutte contre les discriminations – dont la réaction nous avait déçu.
Cette lettre, que vous pourrez lire ci-dessous et que nous rendons aujourd’hui publique, a été rédigée de façon constructive. Comme service public, Unia est un outil indispensable à la défense des droits humains fondamentaux dans notre société. En ce moment, cette institution fait l’objet de nombreuses attaques, notamment de la part du Vlaams Belang et de la N-VA. Les critiques de l’UPJB sont d’un autre ordre et s’inscrivent dans le partenariat de confiance que nous souhaitons entretenir, au même titre que d’autres associations de la société civile, avec cette institution.

Concerne : le carnaval d’Alost et les limites à la liberté d’expression

L’UPJB apprécie beaucoup le travail d’Unia. Nous sommes heureux qu’existe en Belgique une institution publique consacrée, entre autres, à la lutte contre le racisme et les discriminations. On le sait, le racisme comporte deux grandes composantes : le racisme structurel, qui se traduit en discriminations de fait largement inconscientes, et les « crimes de haine », qui vont des petites incivilités (tags, insultes) jusqu’aux crimes de sang. Les unes et les autres sont nourries par des stéréotypes et des clichés qui attribuent aux groupes victimes des traits caricaturaux justifiant qu’on les dévalorise, voire qu’on s’en prenne à eux.

Le cortège du dernier carnaval d’Alost a poussé l’étalage de stéréotypes visant les Juifs au-delà du supportable. Difficile d’imaginer pire que ce char représentant des Juifs au nez crochu assis sur des sacs d’or et entouré de rats… et ce n’était pas une première.

Nous attendions, de la part d’Unia, une condamnation morale sans équivoque de ces pratiques. Celle-ci n’est pas venue. Dans un rapport bien argumenté (https://www.unia.be/files/Documenten/Publicaties_docs/Carnaval_2019_FR.pdf), Unia nous invite à prendre en compte le caractère singulier du carnaval : celui-ci est une institution populaire séculaire à caractère local, où on se permet de transgresser tous les interdits pendant trois jours, en guise de défouloir pour que la société puisse être pacifiée le reste du temps.

Cette approche est aujourd’hui doublement dépassée.

D’abord parce que, des événements à caractère local, ça n’existe plus. Le village est devenu mondial. En 2005, les caricatures islamophobes d’un petit journal satirique danois ont mis la planète en ébullition. Et la lointaine Unesco va se pencher sur le sort du carnaval alostois.

Ensuite parce que, ces dernières années, à côté d’un racisme structurel qui ne recule pas et a même tendance à s’amplifier, on assiste à la multiplication de crimes de haine racistes. Le dernier commis à Halle-sur-Saale (Allemagne) le 9 octobre 2019, a visé simultanément des juifs religieux et des musulmans turcs, faisant suite à des attentats du même type aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande.

Ces attentats sont nourris d’un imaginaire entretenu par un certain « folklore », par des plaisanteries grasses, par des clichés lourdingues. Pris séparément, chacun de ces éléments est peut-être innocent, et nous entendons les protagonistes du carnaval d’Alost quand ils protestent à Unia de leurs bonnes intentions et ne comprennent pas ce qu’on leur reproche. Mais dans un processus de racisme structurel, il ne faut pas espérer que chaque acteur individuel soit conscient de la portée de ses propres actes et soit capable de se réguler tout seul.

La résonance du carnaval d’Alost est un fait observable. Ses images ont largement circulé, les réseaux sociaux s’en étant chargé. Comme d’autres, elles nous ont profondément blessés, tandis qu’à l’inverse certains se retrouvent confortés dans leurs stéréotypes. Aujourd’hui, ricaner à propos des Juifs, des Noirs ou des Musulmans en répercutant les pires poncifs les concernant et alors que ceux-ci sont les cibles principales des crimes racistes, cela ne peut plus être considéré comme une innocente plaisanterie. Ces images ont un impact qui dépasse largement les trois jours du carnaval et elles ont un effet direct sur ceux qui décident de passer à l’acte.

Nous connaissons les débats sur la liberté d’expression et sur le droit au blasphème. Il ne nous appartient pas de décider ce qui doit faire l’objet de poursuites judiciaires ou non. Mais, à nos yeux, une chose est sûre : dans cette affaire, on ne peut pas non plus, comme le fait Unia, se contenter d’une position de médiation entre les deux parties en leur disant « parlez-vous ».

Nous savons, par ailleurs, qu’Unia marche sur un fil après que la Région flamande ait envisagé de se retirer de l’institution. Nous savons aussi que la « Denderstreek », où se trouve Alost, est la région qui a voté le plus à l’extrême droite lors des dernières élections et qu’on n’y acceptera pas facilement des « leçons de morale » venues de l’extérieur. Mais il nous importe aussi qu’Unia puisse conserver la confiance des groupes victimes des différentes formes de racisme, comme ici d’antisémitisme. Si nous pouvons compter sur vous, vous pourrez compter sur nous.

[Parcours d’Artistes 2020] Appel à participation

Le prochain Parcours d’Artistes 2020 de la commune de Saint-Gilles se déroulera les week-ends des 30 & 31 mai et 06 & 07 juin 2020. Il est un rendez-vous agréable et important que l’UPJB ne raterait sous aucun prétexte.

L’UPJB sera, le temps de ces deux week-ends, espace d’exposition d’œuvres réalisées par celles et ceux d’entre-vous qui le souhaitent.

Vous êtes artistes confirmés, en devenir, amateurs… Vous créez et avez envie de partager quelque chose de votre travail avec d’autres dans nos locaux ? Soyez les bienvenus et les bienvenues !

Vous trouverez en cliquant ici les modalités de participation. Votre inscription sera validée à la réception des conditions signées et renvoyées au plus tard le 20/12/19.

Nous sommes heureux de vous annoncer que Michèle Baczynsky sera l’artiste invitée pour notre Focus 2020.

Par ailleurs, vous trouverez toutes les informations liées à l’organisation du Parcours d’Artistes par la commune sur le site officiel du Parcours d’Artistes (petits formats, thématique proposée, événements…)

Au plaisir de vous accueillir pour cette belle aventure…

 

FOCUS – UPJB – PARCOURS D’ARTISTES 2020 – MICHÈLE BACZYNSKY

Michèle Baczynsky découvre la gravure à l’Ecole des Art d’Uccle (2003), avec une préférence pour la linogravure. En 2013, elle expose à la Maison de la Culture Yiddish à Paris. Suivront des expositions en Belgique. En 2018, elle est sélectionnée pour l’International Printmaking Biennial of Douro (Portugal).

Elle est aussi chanteuse, musicienne et écrivaine. Son groupe Talita Koumi a tourné en Belgique et à l’étranger pendant plus de 10 ans. Certaines de ses nouvelles sont publiées dans des revues littéraires en France. En 2017, les Editions Renaissance du Livre publient Les Enfants de la Red Star Line, dont elle a écrit la fiction et la journaliste G. Kamps, la partie historique.

Son site : https://batorm.wixsite.com/michelebaczynsky

Œuvre : On ne connaît pas son bonheur, linogravure, M.Baczynsky

[Lettre ouverte] Critiquer la politique israélienne, ce n’est pas de l’antisémitisme !

L’UPJB soutient cette lettre ouverte signée par nombre de ses membres.

LETTRE OUVERTE

Critiquer la politique israélienne, ce n’est pas de l’antisémitisme !

Parue sur Le Vif : voir en ligne et sur Knack pour la version néerlandophone : voir en ligne

Le 25 novembre, le directeur de Human Rights Watch a été expulsé du pays par Israël en raison de son appel présumé au boycott. Cela s’inscrit dans une tendance plus large à réduire au silence les voix critiques de la politique israélienne. Particulièrement visé, le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) est souvent qualifié d’antisémite. Une évolution inquiétante comme le soulignent dans une lettre ouverte une centaine de citoyens, d’académiques, juif ou non juifs, engagés contre l’antisémitisme.

Le 25 septembre 2019, le ministère israélien des Affaires stratégiques présentait un nouveau rapport au Parlement européen. Dans ce rapport, le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dans son ensemble est assimilé à de l’antisémitisme. Le rapport appelle les gouvernements européens à mettre fin à toute forme de coopération avec les organisations qui soutiennent l’appel BDS.

Le ministère israélien des Affaires stratégiques n’en est pas à son coup d’essai. Au cours des deux dernières années, il a en effet publié plusieurs rapports discréditant les organisations de la société civile israélienne, palestinienne et européenne. La Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, Federica Mogherini, a réagi en qualifiant ces attaques d’« infondées » et d’« inacceptables », ajoutant qu’elles « ne font que contribuer aux campagnes de désinformation ».

Diversion de la lutte contre l’antisémitisme

Les points de vue des signataires de la présente lettre sur le BDS peuvent être divergents. Certains d’entre nous soutiennent le BDS, d’autres non et cela pour diverses raisons. Cependant, nous rejetons unanimement l’affirmation erronée, inappropriée et trompeuse selon laquelle le BDS est une manifestation d’antisémitisme. Quoique chacun puisse penser du BDS, il doit être clair qu’il s’agit d’une forme légitime et non violente de protestation contre l’occupation israélienne du territoire palestinien et qu’elle doit, à ce titre, être protégée par la liberté d’expression et de réunion. Cela a été confirmé récemment par la Haute Représentante sortante, Mme Mogherini, ainsi que par trois rapporteurs spéciaux des Nations Unies.

En tant que citoyens juifs, chercheurs scientifiques et engagés dans la lutte contre l’antisémitisme, nous rejetons sans équivoque les conclusions, tactiques et recommandations du ministère israélien des Affaires stratégiques. L’antisémitisme et les autres formes de racisme constituent un grave danger et doivent être activement combattus. Mais les recommandations du ministère israélien des Affaires stratégiques et des groupes étroitement associés au gouvernement israélien tels que « NGO Monitor » n’aident pas dans cette lutte importante. Au contraire, le fait d’assimiler la critique légitime de la politique israélienne à l’antisémitisme ne fait qu’affaiblir la lutte contre l’antisémitisme réel.

Rétrécissement de l’espace d’expression

Les tentatives visant à assimiler le mouvement BDS et les autres critiques de la politique israélienne dans les territoires palestiniens occupés à de l’antisémitisme sont avant tout des manœuvres politiques. Ces dernières années, le gouvernement israélien du Premier ministre Netanyahou a qualifié d’antisémite toute forme d’opposition aux politiques israéliennes d’occupation et d’annexion. Les organisations locales de la société civile, qui subissent des pressions de toutes sortes, voient de ce fait leur espace d’expression se rétrécir de plus en plus.

De plus, le gouvernement israélien ne fait aucune distinction entre Israël et les territoires palestiniens occupés. Il considère comme antisémite aussi bien le boycott que les tentatives de différencier Israël et le territoire palestinien occupé.

Pour toutes ces raisons, nous demandons au gouvernement et au parlement fédéral d’affirmer clairement que le BDS est une forme légitime et non violente de critique de la politique israélienne, et qu’il ne peut en aucun cas être assimilé à l’antisémitisme. Nous les appelons également à soutenir financièrement et politiquement les organisations de la société civile israélienne et palestinienne (en ce compris celles qui souscrivent à l’appel BDS) qui combattent pacifiquement l’occupation israélienne et documentent les violations du droit international.

Ces organisations sont nos alliées dans la lutte contre l’occupation et l’annexion du territoire palestinien. Elles méritent plus que jamais notre plein appui, plutôt que des accusations non fondées d’antisémitisme.

 

LISTE DES SIGNATAIRES

  1. Adèle Moulard, monitrice à l’UPJB-jeunes
  2. Adeline Liebman, psychothérapeute
  3. Adrien Mora, étudiant, moniteur à l’UPJB-jeunes
  4. Alain Lapiower, administrateur de l’UPJB
  5. Alban de Kerchove, directeur de recherche FNRS
  6. Alice Desmedt, administratrice de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique (UPJB)
  7. Amélie Caillon, membre de l’Association belgo-palestinienne (Bruxelles)
  8. André Lacroix, enseignant retraité, cofondateur du Syndicat de l’enseignement libre (SEL-Setca-FGBB)
  9. Anne Grauwels, revue Points critiques (UPJB)
  10. Anne Staquet, professeur de philosophie (Université de Mons).
  11. Antonin Moriau, coordinateur de l’Union des Progressistes Juifs de Belgique
  12. Anya Topolski, Universiteit Nijmegen
  13. Aude Corbeel, étudiante en sciences spatiales.
  14. Ava Silovy, membre de l’UPJB
  15. Brigitte Herremans, onderzoeker Mensenrechtencentrum UGent
  16. Claudine Van O, membre de l’UPJB
  17. Daniel Apelbaum, citoyen engagé (UPJB)
  18. Daniel Dekkers, ingénieur retraité
  19. Deborah Rouach, comédienne belge
  20. Deborah Rouach, comédienne belge
  21. Didier de Neck, comédien, metteur en scène
  22. Dirk De Bièvre, Universiteit Antwerpen
  23. Lior Volinz, Vrije Universiteit Brussel
  24. Elie Vamos, citoyen belge et juif laïque
  25. Elsa Schiffmann, membre de l’UPJB
  26. Éric David, professeur émérite de droit international (Université Libre de Bruxelles)
  27. Esther Vamos, professeur émérite, ULB
  28. Eva Brems, Department of European, Public and International Law Human Rights Centre
  29. Fanny Filosof, juive, athée et féministe
  30. Florian Gillard, étudiant à l’ULB
  31. Georges Bauherz, professeur à l’Université libre de Bruxelles (ULB), chef de service honoraire des Hôpitaux IRIS Sud
  32. Hans Rosenblatt, alias Henri Roanne, ancien journaliste, enfant caché 1942-44
  33. Heinz Hurvitz, professeur émérite ULB, administrateur de l’Institut d’études du judaïsme (Martin Buber, ULB)
  34. Henri Goldman, rédacteur en chef de la revue Politique, administrateur de l’UPJB
  35. Henri Wajnblum, Membre du comité de rédaction de « Points Critiques » (revue de l’UPJB)
  36. Herman De Ley, Universiteit Gent
  37. Hugo Corten, étudiant en sciences politiques et militant de l’ABP
  38. Irène Kaufer, membre de l’UPJB
  39. Itamar Shachar, Een Andere Joodse Stem
  40. Jacques Aron, professeur honoraire, essayiste
  41. Jacques Bude, professeur émérite de psychologie sociale (Université Libre de Bruxelles), mère et père assassinés à Auschwitz
  42. Jacques Koplowicz, professeur de chimie retraité
  43. Jacques Ravedovitz, psychothérapeute, ancien président de l’UPJB
  44. Jacques Schiffmann, ingénieur, chargé de cours honoraire à l’ULB
  45. Jean Vogel, professeur de l’ULB, président de l’Institut Marcel Liebman
  46. Jean-Jacques Amy, Emeritus hoogleraar Vrije Universiteit Brussel
  47. Jérôme Peraya, permanent d’« Agir pour la paix »
  48. José Gotovitch, professeur honoraire (Université Libre de Bruxelles)
  49. Julie Ringelheim, chercheuse en droit au FNRS et à l’UCL
  50. Julien Staszewski, citoyen belge
  51. Karin Verelst, Vrije Universiteit Brussel
  52. Ketura le Roij, membre de l’UPJB
  53. Lara Szyper, psychothérapeute
  54. Laurent Vogel, chargé de cours à l’ULB, chercheur à l’Institut syndical européen
  55. Léopold Darcheville, journaliste
  56. Lila Bel Mamoune, étudiante à l’ULB
  57. Ludo Abicht, Universiteit Antwerpen
  58. Madeline Lutjeharms, Vrije Universiteit Brussel
  59. Mady Wajnblum, membre de l’UPJB
  60. Marc Abramowicz, psychologue
  61. Marc De Meyere, Emeritus hoogleraar Universiteit Gent
  62. Marc Jacquemain, professeur honoraire (Université de Liège)
  63. Maroussia Toungouz Névessingnsky, avocate en droit des étrangers, administratrice de l’UPJB
  64. Mateo Alaluf, professeur honoraire (Université Libre de Bruxelles)
  65. Mathieu Staszewski, employé communal
  66. Maysan Qasem, étudiante à l’ULB
  67. Michel Staszewski, professeur d’histoire retraité, ancien administrateur du MRAX
  68. Miguel Schelck, étudiant à l’ULB
  69. Nassera Bousbaine, enseignante en soins infirmiers
  70. Nicole Gere, administratrice de l’UPJB
  71. Nicole Mayer, sociologue, ancienne administratrice du Mouvement contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie (MRAX)
  72. Pablo Van den Bulcke, membre de l’UPJB
  73. Patricia Geller, psychanalyste
  74. Patrick Italiano, chercheur en sociologie (Université de Liège)
  75. Paul Tellier, membre de l’UPJB
  76. Perrine Humblet, professeur à l’ULB
  77. Pierre Marage, professeur émérite, ancien doyen de la Faculté des Sciences de l’Université Libre de Bruxelles
  78. Rebecca Nabulsi, monitrice à l’UPJB-jeunes
  79. Sabine Kahn, chercheuse et chargée de cours en sciences de l’éducation (Université Libre de Bruxelles)
  80. Sabine Ringelheim, journaliste
  81. Sacha Schiffman, administrateur de l’UPJB
  82. Serge Deruette, professeur à l’Université de Mons
  83. Serge Gutwirth, hoogleraar mensenrechten aan de Vrije Universiteit Brussel
  84. Sharon Geczynski, sociologue et attachée de communication
  85. Simon Chabrillat, chercheur dans un établissement scientifique fédéral, membre de l’UPJB
  86. Stéphanie Koplowicz, députée du PTB au Parlement bruxellois
  87. Suzanne Mousset, généticienne, chercheuse au Fonds National de la Recherche Scientifique
  88. Tessa Parzenczewski, revue Points critiques (UPJB)
  89. Thérèse Liebmann, docteur en histoire (ULB), professeure retraitée, citoyenne juive engagée
  90. Tom Sauer, Universiteit Antwerpen
  91. Valentine Joukovsky, administratrice de l’UPJB
  92. Valérie Alaluf, médecin généraliste
  93. Victor Ginsburgh, professeur honoraire, ULB
  94. Vincent Engel, écrivain et chroniqueur, professeur à l’Université catholique de Louvain et à l’Ihecs
  95. Willy Estersohn, ancien journaliste
  96. Youri Mora, administrateur de l’UPJB
  97. Zoé Georgoutsos, membre de l’UPJB

[Conférence-débat] « Le Birobidjan, chronique d’un échec annoncé » par Armand Schmidt

Sur la route du Transsibérien, dans l’Extrême Orient, à 6.400 km de Moscou, à la frontière avec la Chine, le train s’arrête dans une petite gare dont le nom écrit en Yiddish peut surprendre : Birobidzhan. Sur la place, une immense menorah, une sculpture illustrant « Tévié-le-laitier », – la rue principale porte le nom de Scholem Aleichem et non pas celui de Lénine, – les plaques de rue en caractères cyrilliques et en yiddish ! Nous sommes bien en Yiddish land, du moins c’est la première impression, car les 75.000 habitants de la ville sont russes à 95% et la langue parlée le russe. Si le caractère juif du Biro est gravé dans la pierre et sur les monuments, il n’en va pas de même pour sa composition démographique. Que reste-t-il aujourd’hui de ce qui fut la « Région autonome juive » dans l’ex-Union soviétique ?

[Conférence-débat] « Le Parti communiste espagnol durant la période franquiste » par Marie-Jo Sanchez

Marie-Jo Sanchez sera présentée par l’historien José Gotovitch.

« Licenciée en sciences politiques à l’université libre de Bruxelles, j’ai choisi de présenter un mémoire sur “le parti communiste espagnol en Belgique pendant le franquisme”. Guy Hermet, un politologue français, avait étudié à l’époque deux mouvements politiques qui avaient en commun d’être parvenu à devenir des partis de masses alors qu’ils n’avaient jamais connu d’existence légale ; il s’agissait du parti communiste espagnol et de l’OLP palestinienne. Si au départ de mes recherches, l’objectif principal était d’analyser comment ce parti politique est parvenu à récolter des milliers de francs, à publier un quotidien, à envoyer des armes et des hommes au Pays, à tenir des meetings et des manifestations publiques rassemblant des milliers de personnes, j’ai très vite découvert un deuxième axe d’analyse au moins aussi important. En effet, l’activisme du parti communiste espagnol au sein des communautés d’exilés impliquait la mise en place d’un large réseau structurel dans les quartiers, dans les écoles, au sein des pouvoirs locaux, ou encore des syndicats du pays d’accueil. Ce faisant, il a permis à l’immigration espagnole une intégration collective et politique dans les pays. En d’autres termes, mon mémoire défendait l’idée que l’organisation socioculturelle d’une communauté immigrée est facteur d’intégration, contrairement à l’idée dominante qui veut que le regroupement communautaire est responsable d’une rupture avec la société d’accueil et donc un obstacle à l’intégration. C’est ce point de vue que je vous propose d’envisager ensemble, en espérant qu’il puisse ouvrir des champs d’actions utiles aux combats d’aujourd’hui. »

[Conférence-débat] Totalitarisme, antisémitisme, colonialisme. Actualité d’Hannah Arendt par Edouard Delruelle

En 1951, Arendt publie Les origines du totalitarisme, ouvrage fondamental qui va structurer les débats en théorie et philosophie politiques durant toute la seconde moitié du XXe siècle. Depuis quelques années, à la faveur de nouvelles recherches mais surtout dans un contexte géopolitique complètement renouvelé, l’ouvrage retrouve une actualité nouvelle. Le conférencier propose d’en explorer quelques aspects.

Edouard Delruelle est Professeur de philosophie politique à l’Université de Liège et co-Directeur du centre de recherches « Matérialités de la politique » (MAP-ULg), spécialisé dans la philosophie politique contemporaine. De 2007 à 2013, il a été Directeur-adjoint du Centre pour l’égalité des chances et la lutte contre le racisme (Unia). Ses travaux portent essentiellement sur les rapports entre démocratie politique et justice sociale. Dernier ouvrage paru : De l’homme et du citoyen. Une introduction à la philosophie politique, De Boeck, 2014.

 

[Rentrée du Kloub] Alexandre Wajnberg – Concert de guitare classique et contemporaine

Alexandre Wajnberg nous revient pour un nouveau « Beautés baroques et hispaniques ». Journaliste scientifique (radio et écrit), artiste du spectacle, et guitariste classique amateur éclairé, il viendra nous jouer une partie de son répertoire, avec de nouvelles pièces aussi. Dowland, Bach, Händel, Rameau, Turina, Wajnberg, Tarrega, Alfonso, Satie et Towner. Il n’est pas exclu qu’il nous fasse aussi la surprise d’un petit duo avec une chanteuse invitée, de Falla, Ravel, Villa-Lobos…

 

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