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[Lettre ouverte] Liberté pour Mahmoud Nawajaa

Le 30 juillet dernier, Mahmoud Nawajaa, coordinateur du Comité national palestinien pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) était arrêté en pleine nuit par les forces d’occupation israéliennes à son domicile de Kfar Abu Qash (Cisjordanie). Il est depuis détenu illégalement, au mépris de ses droits fondamentaux.

Face à cette nouvelle offensive contre les défenseurs des droits humains en Israël/Palestine, L’UPJB s’est associée à d’autres organisations pour interpeller les Ministres des Affaires étrangères Philippe Goffin et de la Coopération au développement Alexander de Croo.

Bruxelles, le 11 août 2020

A l’intention de :

M. Philippe Goffin, Ministre des Affaires étrangères
M. Alexander de Croo, Ministre de la Coopération au développement

Objet:  Liberté pour Mahmoud Nawajaa

Messieurs les Ministres,

Nous, les organisations soussignées, souhaitons exprimer notre profonde inquiétude concernant le sort de Mahmoud Nawajaa, un défenseur palestinien des droits humains très respecté. En tant que leader communautaire et coordinateur du Comité national palestinien pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), il a défendu avec passion les droits du peuple palestinien sous l’occupation israélienne.

Il a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes en pleine nuit et emmené loin de sa femme et de ses jeunes enfants. Depuis lors, il est détenu dans une prison israélienne sans inculpation ni accès à son avocat, ce qui constitue un acte de déportation illégale.

L’arrestation de Mahmoud Nawajaa n’est qu’un exemple de la répression systématique des dirigeants politiques/communautaires, des défenseurs des droits humains et des intellectuels par le gouvernement israélien.

Veuillez trouver en annexe un courrier sur le sujet adressée au Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité de l’UE Josep Borrell et au chef de la délégation de l’UE en Cisjordanie et dans la bande de Gaza Tomas Niklasson de la part de la Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine (ECCP), qui représente 40 organisations de la société civile et ONG européennes. Nous soutenons cette lettre et  vous demandons d’utiliser votre pouvoir diplomatique pour libérer Mahmoud Nawajaa. Amnesty International considère également Mahmoud Nawajaa comme un prisonnier de conscience et a publié une déclaration réclamant sa libération.

La Belgique et l’UE sont tenues de défendre le respect des droits fondamentaux tels qu’ils sont inscrits dans la Déclaration des droits de l’Homme. En tant que ministres représentant la Belgique, vous avez le pouvoir de vous adresser au gouvernement israélien pour qu’il mette fin à la détention illégale de défenseurs des droits de l’Homme et de militants politiques.

Confiants en votre foi dans la défense des droits humains, nous espérons que vous considérerez vous aussi qu’il est de notre devoir d’exiger du gouvernement israélien la libération de Mahmoud Nawajaa et des autres prisonniers politiques.

En vous remerciant pour l’attention réservée à la présente et dans l’espoir d’une action rapide, nous vous prions d’agréer, Messieurs les Ministres, l’expression de toute notre considération.

Signataires:

Association Belgo-Palestinienne (ABP)

Belgian Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI)

CNCD-11.11.11.

De-Colonizer ASBL

Een Andere Joodse Stem (EAJS)

European Coordination for Committees and Associations for Palestine (ECCP)

PAlestina SolidariteitSolsoc

Union des progressistes juifs de Belgique (UPJB)

Viva Salud

Vrede vzw

image courtesy of: Association Belgo-Palestinienne Wallonie-Bruxelles asbl

[Théâtre musical] « Ce qui marche, c’est la promenade »

Une pièce (en)chantée interprétée par des comédien·ne·s de l’UPJB et de la troupe du CPAS de St-Gilles.

Un cybercafé, là où se croisent des visages longs ou ramassés, pâles ou hâlés, sans âges ou fatigués, lieu des voyages immobiles. La pièce commence avec ces va-et-vient, avec ce passé qui parfois ne passe pas, avec la lueur d’hier qui éclaire demain. Et l’on rit. L’on attend.
Et l’on chante. Et l’on saute de Babel aux Bas-Fonds, avec ici et là, une mer à traverser…
Et l’on marche, pour voir ce qui marche. Et ce qui marche ? Entre Saint-Gilles et Dakar, entre Malines et Moscou, Pékin, Gibraltar, Ouagadougou, Liège par hasard, ce qui marche, sans doute… c’est la promenade.

Équipe artistique
Pour accompagner la quinzaine de comédien·ne·s amateur·e·s , la production du spectacle a fait appel à une équipe professionnelle avec : Serge Kribus à l’écriture des textes sur un élan d’Elias Preszow, Noémi Tiberghien à la mise en scène ; NP à la composition de musiques originales et Miko Bukowski pour en réaliser les arrangements, diriger les comédien·ne·s chanteur·se·s et composer les musiques de plateau.

Une coproduction de l’UPJB et du CCJF
Avec le soutien de la COCOF, de la Commune de St-Gilles, du CPAS de St-Gilles et de la Cité des jeunes.

 

Pour les réservations, c’est sur le site du Jacques Franck !

[Parcours d’artiste] Retour en images

Parcours d'Artistes 2020

Nous vous convions à une balade en images du Parcours d’Artistes 2020 à l’UPJB.

Au vu de la période, il aura été un événement miraculeusement réel puisque quelques 800 personnes nous ont rendu visite sur les deux week-ends (26 et 27 septembre et 03 et 04 octobre).

Merci à toutes et tous, artistes, visiteur·trices, musicien·nes, organisateur·trices et photographes.

Voir l’album photos ici

[Communiqué de l’ABP] L’accélération du nettoyage ethnique de la Palestine appelle des sanctions immédiates

L’Association belgo-palestinienne (ABP) salue la prompte réaction du gouvernement belge aux dernières destructions d’infrastructures civiles en Cisjordanie et l’appelle instamment à joindre la parole aux actes en prenant immédiatement  des contre-mesures contre Israël. 

L’année 2020 aura été particulièrement sombre pour les Palestiniens. Galvanisé par le “deal du siècle” de Donald Trump, et profitant de l’état de sidération provoqué par la pandémie de Covid-19, le gouvernement israélien a considérablement accéléré la colonisation du territoire occupé et le processus de dépossession violente des Palestiniens de leurs terres. Depuis le début de l’année, 689 démolitions de structures civiles palestiniennes ont été recensées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), laissant 869 personnes sans toit. “Les démolitions sont un moyen essentiel pour créer un environnement conçu pour contraindre les Palestiniens à quitter leurs maisons”, rappelle Yvonne Helle, Coordinatrice humanitaire de l’organisation, dans un communiqué. La justification invariablement invoquée? L’absence de permis de construire, motif particulièrement cynique quand on sait qu’ils sont presque toujours refusés aux Palestiniens.

Dernière manifestation en date de cette impitoyable méthode : le raid du 3 novembre sur le village bédouin de Humsa al-Fuqa, dans la vallée du Jourdain. L’armée israélienne s’est attelée à la destruction systématique de ses logements, infrastructures sanitaires, réserves d’eau et espaces d’élevage, ne laissant derrière elle que des ruines et sommant ses 74 habitants (dont 41 enfants) de quitter les lieux. Il s’agit de la plus grande opération de déplacement forcé depuis une décennie. Pour mémoire, les destructions de propriétés et les transferts forcés de population en territoire occupé violent gravement la quatrième convention de Genève et sont constitutifs de crimes de guerre.

Cette accélération du nettoyage ethnique en zone C rappelle, si besoin en était, que la suspension du projet d’annexion formelle de parties du territoire occupé n’augure aucune amélioration sur le terrain : l’annexion de fait est plus que jamais d’actualité. Si l’outrancière impunité dont jouit le gouvernement de Benyamin Netanyahou tient avant tout à la bienveillance de l’actuelle administration étatsunienne, la faiblesse de la réponse européenne contribue à le conforter dans l’idée qu’il ne payera jamais le prix de ses atteintes répétées au droit international et au droit international humanitaire.

La Belgique, par la voix de sa ministre des Affaires étrangères Sophie Wilmès, a condamné ces destructions, dont une partie concerne des infrastructures humanitaires financées par la Coopération belge au développement et dont elle exige le dédommagement. Elle a appelé Israël à renoncer à ses futurs projets de démolition, notamment d’écoles situées dans les villes de Ras al-Tin, Jinba et Khirbet al-Fakheit.

L’ABP salue la fermeté du message envoyé à Israël, tout en rappelant que seules de réelles sanctions sont susceptibles d’enrayer la présente fuite en avant.

“Alors que la défaite de Trump permet enfin aux Palestiniens d’espérer clore un chapitre noir, il importe que les acteurs nationaux et internationaux préoccupés par la justice et le respect du droit saisissent ce momentum pour imposer, chacun à son niveau, un nouveau paradigme qui romprait avec l’impunité dont Israël a jusqu’à présent bénéficié”, déclare Pierre Galand, président de l’ABP.

 

Source : association-belgo-palestinienne.be

[Visioconférence] Israël en crise : la tentation de l’ultra-droite

Visioconférence avec Michel Warschawski et Dominique Vidal au sujet de l’évolution récente de la société israélienne.

Parmi de nombreux autres sujets, il y est question  des conséquences politiques possibles en Israël de la victoire de Joe Biden aux élections étatsuniennes. 9/11/2020

Durée 1h34’ (questions-réponses du public comprises)

Voir sur le site de l’Iremmo

Entre stigmate et angle mort : l’accès aux soins de santé dans le travail du sexe

Afin de respecter les mesures sanitaires, cette rencontre aura lieu en visioconférence. 

Lucie Allo, Alexandre Felix et Agathe Kirchhoffer de l’association Alias nous parleront de travail du sexe. Suite à deux enquêtes exclusives menées par l’association : la prostitution étudiante & le Chemsex à Bruxelles qui révèlent la fréquence de la pratique, les formes de paiement et les implications sur la vie des travailleurs du sexe. Lors de notre conférence, s’ajoute à ces deux recherches un commentaire argumenté de l’interdiction de la prostitution à Bruxelles depuis septembre 2020.

Menées au cours de l’année 2019, Alias dévoile le résultat de deux études
exclusives portant respectivement sur le travail du sexe en milieu étudiant et le
Chemsex, au sein de la population HSH (hommes ayant des rapports sexuels
avec d’autres hommes) et trans* pratiquant le travail du sexe dans la Région de
Bruxelles Capitale et au-delà.

La prostitution étudiante entre besoins d’argent rapide et isolement : Ils s’identifient comme escorts, sugarbabies, camgirls/boys parfois depuis plusieurs années, parfois depuis moins de 6 mois. Les applications mobiles et les réseaux sociaux sont un moyen de rencontre en plein essor, puisque 97,4% des étudiants HSH et trans* interrogés fréquentent des sites d’escorting, 52,6% des applications et 26,3% les réseaux sociaux. Pratiqué dans 88% des cas pour faire face aux dépenses quotidiennes et dans 58% pour payer le minerval, le principal aspect positif déclaré concerne la rapidité des revenus et la souplesse des horaires.

Chemsex, party and play, slam, les terminologies sont nombreuses pour
désigner ce phénomène en augmentation dont les contours (termes,
fréquences, substances) évoluent constamment. Pour 48% des répondants, il
s’agit d’une pratique hebdomadaire.

En septembre 2020, pendant cette pandémie, le bourgmestre de Bruxelles interdit la prostitution. Pourquoi cette décision ? Comment les travailleur-ses du sexe ont-iels pu réagir ?

Depuis 10 ans, l’asbl Alias assure un accompagnement psycho-médico-social dequalité aux travailleurs du sexe/prostitués masculins et trans* dans la Régionde Bruxelles-Capitale. Elle vise prioritairement la promotion de la santé, l’accèsaux soins de santé et aux droits sociaux pour le public. Pour cela, elle travaille en collaboration avec un très large réseau de partenaires de différents secteurs.

Conférencièr·es : Agathe Kirchhoffer, Lucie Allo et Alexandre Felix, travailleur·ses sociales·aux chez Alias

Présentation : Sophie d’Aubreby, chargée de communication chez Alias

Voir la video de sensibilisation d’Alias

Fermeture de l’UPJB

Cher·es ami·es du 61,

Suite aux mesures prises par les gouvernements fédéral et de la région bruxelloise, l’UPJB sera fermé jusqu’au 13 décembre.

Nous mettons tout en oeuvre pour reporter les activités impactées par cette fermeture.

Cette décision n’est pas facile mais elle est prise afin d’assurer la sécurité de chacun·e des visiteur·ses de notre maison et par solidarité avec l’ensemble du corps médical.

Suivez-nous pour rester informés de nos activités sur Facebook

Nous espérons vous revoir très vite !

Projet “Transmettre encore” du Service Social Juif

Pour répondre à l’inquiétude des rescapé·es de la Shoah qui craignent que leur histoire ne s’éteigne lorsqu’ils·elles ne seront plus là, pour répondre à la demande d’écoles du secondaire en Belgique (francophones et flamandes) et pour collaborer avec des organismes s’occupant de pédagogie dans l’histoire de la Shoah, le Service Social Juif est en train de constituer une équipe d’enfants de rescapé·es de la Shoah (des personnes nées après la fin de la guerre dont les parents ont survécu à la Shoah et qui ne sont plus en mesure d’aller témoigner eux-mêmes) et qui seraient disponibles pour aller raconter l’histoire et le parcours de guerre de leurs parents à des jeunes, dans des classes ou dans des ASBL s’occupant de mémoire de la Shoah.

La préservation et la transmission de cette mémoire ayant toujours fait partie de l’histoire de l’UPJB, nous vous relayons les informations quant à ce projet.

Le Service Social Juif cherche spécifiquement des enfants de rescapé·es (appartenant donc à la deuxième génération) afin de leur offrir un encadrement spécifique dans le projet de transmission de leur histoire familiale et de leur vécu dans les écoles. Une rencontre individuelle de prise de contact est prévue avec les trois personnes responsables du projet. Puis, une série de cinq rencontres, par groupe de dix participant·es, est prévue au Service Social Juif avant et afin de préparer les participant·es à intervenir auprès des jeunes.

Lire la description du projet ici

Si vous êtes interessé·e à prendre part à ce projet, vous pouvez contacter Viviane LIPSZSTADT (les mardis et jeudis) Judith BZUROVSKI (les mardis et jeudis) et Jérémy PAYET (du lundi au vendredi) au 02/538 81 80 ou en écrivant à nechama@servicesocialjuif.be.
Vous pouvez aussi prendre contact avec nous afin que nous fassions le relais avec les personnes responsables du projet.

N’hésitez pas à faire circuler cette information autour de vous.

Rencontre avec Brigid Grauman

Afin de respecter les mesures sanitaires, cette rencontre aura lieu en visioconférence. 

Brigid Grauman, bruxelloise, irlandaise,  journaliste, a longtemps été rédacteur en chef de l’hebdomadaire en anglais The Bulletin.

Son premier livre Uncle Otto’s Puppet Theatre est une histoire de migrations et une réflexion sur l’identité qui s’appuie sur les recueils de souvenirs écrits par sept membres de sa famille. Ce récit propose un voyage qui part du quartier juif d’une petite ville de Moravie au milieu du 19ème siècle pour se poursuivre ensuite, de  Prague à Vienne, en passant par Brno, La Havane, New York ou encore Londres. Le livre examine aussi l’impact psychologique de l’histoire avec un grand H sur les membres d’une famille.
Il vient d’être publié en allemand, et une version Tchèque est prévue pour décembre.

ANNULÉ ! Nathalie Skowronek : «  La Carte des regrets »

Rencontre avec Nathalie Skowronek autour de son dernier roman “La carte des regrets”

Présentation: Tessa Parzenczewski

De «  Karen et moi » , son premier roman, inspiré par la vie de l’écrivaine danoise Karen Blixen, à «  Max en apparence »  qui explore l’énigme du parcours de son grand-père rescapé des camps, en passant par «  Un monde sur mesure » qui évoque, à partir d’un secteur particulier, le commerce du vêtement, l’ascension sociale de tout un milieu, aux traumatismes toujours présents, sans oublier «  La Shoah de monsieur Durand » , un essai qui interroge la perception du judéocide par les Juifs de la quatrième génération, Nathalie Skowronek tisse une œuvre exigeante, qui puise ses thèmes dans l’histoire familiale, mais élargit le propos, dans un va-et-vient constant entre l’intime et le monde alentour.  Aujourd’hui, loin des bruits du monde, si présents dans ses précédents romans, l’écrivaine cadre au plus près, au cœur du couple, les remous, les tiraillements, les échappées libres et secrètes. Que savons-nous de l’autre si proche? Que se trame-t-il à nos côtés?
Avec délicatesse et subtilité, sans effets, dans une prose dépouillée et sensible où l’écriture même fait style, Nathalie Skowronek nous dévoile les méandres des sentiments et leurs inévitables contradictions.

Afin de respecter les mesures sanitaires en vigueur, une réservation est nécessaire pour assister à cette activité. Réservations par téléphone au 02/537 82 45 ou par mail à info@upjb.be

André Hobus et le Blues : anNashville, un bastion de l’Amérique évangélique

Notre conférencier, amoureux des musiques américaines fondamentales, vous propose un portrait vécu de cette Amérique Blanche, républicaine et conservatrice au travers d’une balade musicale dans Nashville, Tennessee.
Comment cette ville sans ressources propres est-elle devenue la “ capitale” mondiale de la musique country & western où les puissantes églises protestantes évangéliques ont établi leurs quartiers généraux. En contraste, nous vous proposerons aussi une incursion dans le quartier Afro-Américain. Comme précédemment, la conférence sera illustrée de cartes géographiques, d’une projection de photos et d’un accompagnement musical spécifique.

Afin de respecter au mieux les mesures sanitaires, les places pour cette activité sont limitées à 25 personnes. Si vous avez l’intention d’être présent.e, il est nécessaire de vous inscrire en écrivant à j.i.schiffmann@skynet.be

COMPLET « La Commune des lumières, une utopie libertaire » par Jean Lemaître

Pour respecter les mesures sanitaires de distanciation, cette activité est complète. Il n’est plus possible de s’y inscrire. 

1917, 1918 : le Portugal crève de misère et crie famine, tandis que ses jeunes se font déchiqueter, aux côtés des alliés dans les tranchées sordides du Nord de la France, pour une guerre qui n’est pas la leur. Les anarchistes représentent alors la principale force alternative au pays. Partout, ils créent des bibliothèques, ils animent des cercles d’éducation populaire, ils éditent des journaux libertaires, ils investissent les organisations syndicales.

La Révolution russe d’Octobre 1917 galvanise le peuple portugais, qui exige avec une force décuplée pain, paix, libertés. C’est alors qu’en Alentejo, cette région rouge, un humble voyageur de commerce, Antonio Gonçalves, bâtit la première « Commune anarcho-communiste » au Portugal. Celle-ci, loin de se replier sur elle-même, se lie aux travailleurs ruraux locaux et attise le feu de la révolte. En novembre 1918, les syndicats appellent à la grève générale, que les plus radicaux veulent transformer en révolution, à l’instar de la Russie. Au Vale de Santiago, une soixantaine d’ouvriers cessent le travail et se lancent à l’assaut des latifundiaires, pour établir au village le premier soviet portugais. Quatre jours durant, ils tiennent le haut du pavé… jusqu’au moment où la troupe débarque au Vale et entame une impitoyable répression.  Mais trop tard : les graines de solidarité ont été semées, les fleurs finiront par éclore et essaimer. Cette histoire, qui se lit comme un roman, inspirera, peut-être, ces innombrables utopistes, cherchant aujourd’hui à incarner, enfin, en réalité tangible, leurs rêves éveillés de liberté, égalité, fraternité

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