Home Blog

[Rencontre] Dessiner la révolte avec Mikkel Orsted Sauzet

Dessiner la révolte

Rencontre avec MIKKEL ORSTED SAUZET

Présentation : Laurent Vogel

Fétiche © Mikkel Ørsted Sauzet / Presque Lune éditions 2018
Fétiche © Mikkel Ørsted Sauzet / Presque Lune éditions 2018

Mikkel Ørsted Sauzet est un dessinateur de BD qui vit à Buxelles. Son dernier livre « Fétiche » est entièrement dessiné au stylo bic rouge. Il traite d’un épisode grandiose des luttes pour l’émancipation. La révolte des esclaves d’Haïti. Le rythme sourd de la révolte gronde dans la nuit profonde, tandis que les vibrations des percussions emplissent les plantations de canne à sucre où la rage enchaînée se mord les lèvres… Ce livre n’a rien d’une simple commémoration. Un deuxième récit nous amène à Bruxelles aujourd’hui. Il nous confronte aux mêmes questions de l’oppression, de la colère, de la révolte.

En savoir plus:

Dans Le Monde: C’est graphique. Révolutionnaire

Dans ACTUABD: “Fétiche” de Mikkel Ørsted Sauzet : se révolter, d’Haïti à Bruxelles

 

[Rencontre] “De fer et de verre. La Maison du Peuple de Horta” de Nicole Malinconi

Rencontre avec Nicole Malinconi autour de son dernier livre “De fer et de verre. La Maison du Peuple de Horta.

Présentation: Tessa Parzenczewski

 

C’est d’abord l’histoire d’un lieu prestigieux, la Maison du Peuple, bâtie en 1896 par Victor Horta en plein cœur de Bruxelles, inaugurée en grande pompe dans la clameur de l’Internationale et des slogans du monde ouvrier… L’architecte rompait avec le style prudent de ses prédécesseurs, innovait avec la ligne courbe, l’asymétrie, l’honneur rendu au fer, au verre, à la lumière. Horta offrait au jeune Parti Ouvrier Belge un lieu à la hauteur de ses aspirations. C’est donc  aussi l’histoire d’un mouvement ouvrier, des espérances qu’il a suscitées et dont la Maison était en quelque sorte le cœur. C’est également l’histoire d’un quartier, d’une ville, de deux guerres, et dans la foulée, une évocation du sort de la population juive des Marolles.

70 ans après l’avoir érigée, le parti socialiste décida de détruire l’œuvre de Horta, sans états d’âme, et malgré de nombreuses protestations en Belgique et dans le monde. Aujourd’hui, une tour banale, a pris sa place, témoin de l'”esthétique” des sixties, et plus en adéquation avec un monde mercantile.

Après une première œuvre remarquée, “Hôpital silence” (1985),  inspirée par son expérience d’assistante sociale en milieu hospitalier, Nicole Malinconi a poursuivi son travail d’écriture, explorant tour à tour la sphère de l’intime, comme dans “Nous deux”, qui évoque les relations mère-fille, et qui a obtenu le prix Rossel en 1993 ou “A l’étranger” qui relate son enfance en Italie, mais aussi en s’aventurant dans des territoires plus périlleux pour tenter de comprendre les secrets de l’inhumanité, dans “Vous vous appelez Michèle Martin” et plus récemment, avec “Un grand amour”, dialogue documenté  avec la veuve de Franz Stangl, commandant de Treblinka.

[Conférence-débat] Bruno Bettelheim, juif contrariant et thérapeute génial par Nina Sutton

Conférence-débat de Nina Sutton, auteure d’une biographie de Bettelheim.

Présentation: Lucy Grauman

Rescapé des camps de Dachau et Buchenwald, ce Viennois de 36 ans est arrivé à New York en mai 1939 avec 3 dollars en poche. Cinq ans plus tard, il dirigeait un établissement révolutionnaire de traitement des enfants émotionnellement perturbés au sein de la prestigieuse Université de Chicago. Entretemps, quelques articles sur son expérience concentrationnaire avaient fait de lui une autorité sur l’antisémitisme, le nazisme et les camps. Mais ses propos dérangeants et son ton parfois arrogant lui avaient déjà attiré des ennemis. Au fur et à mesure que ses livres (notamment Le cœur conscient sur les camps, et La forteresse vide sur l’autisme) le faisaient connaître à travers le monde, le nombre de ses détracteurs croissait. Avec la publication de Les enfants du rêve en 1969, il parvint même à se faire détester en Israël et ce livre sur l’éducation des enfants dans les kibboutzim ne fut jamais traduit en hébreu! Enfin, son suicide en 1990 déclencha un tollé général, faisant de lui un paria dont il n’est plus à la mode de parler. Que disait donc  ce Juif pour se mettre à dos ceux-là mêmes qui auraient dû l’aimer? Pourquoi ce thérapeute qui a passé 30 ans de sa vie à aider et souvent guérir des enfants malheureux (il n’aimait pas qu’on les traite de malades) fait-il aujourd’hui l’objet d’une telle vindicte? C’est à Buchenwald qu’il faut chercher la réponse.

Nina Sutton est une journaliste franco-anglaise vivant à Paris. Elle a notamment travaillé pour la BBC, France-Inter, Libération, Le Nouvel Observateur, Le Matin, The Guardian et Paris-Match. Elle est l’auteure de Watergate Story et Les Mamandises. Elle travaille actuellement à un livre consacré à sa famille.

[Conférence-débat] Les palestiniens citoyens d’Israël et leurs relations internationales

Conférence-débat avec YOAV SHEMER-KUNZ

Modérateur: Henri Wajnblum

Photo Martin Barzilai
© Martin Barzilai – www.martin-barzilai.com

Les quelques 150.000 Palestiniens qui restaient à l’intérieur de l’Etat en 1948 sont aujourd’hui 1,5 million, environ 20% de la population d’Israël. Ces citoyens de seconde zone ont vécu d’abord sous un régime militaire jusqu’en 1966 et subissent depuis une haute surveillance permanente ainsi que des intimidations et des restrictions infligées par les autorités israéliennes et la police secrète.

Or, depuis la Journée de la Terre du 30 mars 1976 et à travers les manifestations d’octobre 2000 et jusqu’aux mobilisations populaires à Umm-al-Hiran et à Haïfa, ces “Arabes israéliens” (dénomination officielle israélienne) sont bien devenus “Palestiniens” et se considèrent de plus en plus comme une partie intégrante du peuple palestinien, partageant la même histoire et le même sort. Etant à la fois Israéliens et Palestiniens, ils occupent une place unique dans ce conflit et ont un rôle à jouer dans sa résolution.

Les représentants de la minorité arabe palestinienne d’Israël sont élus à la Knesset, et depuis 2015 ils siègent ensemble dans un seul groupe parlementaire: la “Liste arabe unie”, une alliance électorale inédite qui est devenue la troisième force politique du parlement israélien aux dernières élections. Complètement ignorés par la communauté internationale jusqu’à aujourd’hui, ces députés développent leurs propres relations internationales, notamment en Europe, et représentent une réelle alternative politique à la diplomatie officielle de l’Etat.

Docteur en sciences politiques de l’Université de Strasbourg et expert de l’Union européenne, Yoav Shemer-Kunz est né et a grandi à Jérusalem. Depuis mars 2017 il travaille avec les députés arabes palestiniens  de la Liste arabe unie au développement de leurs relations internationales. En novembre 2017, Il a accompagné une délégation de ce groupe lors de sa mission diplomatique à Bruxelles et à Paris. Il a également rédigé un rapport, “La diplomatie parlementaire d’Israël et la Liste arabe unie” qu’il a présenté au Parlement européen.  

[Conférence-débat] A la découverte de Clarice Lispector par Antonio Moyano

Son biographe Benjamin Moser a réuni en un seul volume les quatre-vingt cinq nouvelles de Clarice Lispector (1920-1977), avant même de la lire, adolescent, je tombe en extase devant sa photo, elle rivalise en beauté avec Veronika Lake ou Monica Vitti, et quel chic incroyable! C’est une immense écrivaine. La passion selon G.H., Près du cœur sauvage, La découverte du monde, Où étais-tu pendant la nuit? Elle était juive, née en Ukraine, elle arrive au Brésil encore bébé avec ses parents et ses deux sœurs. Ce soir-là, mon seul et unique objectif sera de vous faire aimer ses livres.

Antonio Moyano

Journée mondiale du réfugié (CIRé)

Une thématique au coeur du combat mené par l’UPJB, un évènement que nous relayions et supportons avec solidarité et humanité… On s’y retrouve le 20 juin?

https://www.cire.be/

Toutes les infos c’est  ici

ou ici flyer-journee-mondiale-refugie-2018

[Débat] Que craint l’ambassade d’Israël ?

Mercredi 16 mai, dans le cadre de l’émission télé “À votre avis”, la RTBF avait prévu un débat contradictoire sur l’installation de l’ambassade américaine à Jérusalem et les évènements survenus à la frontière de Gaza. L’UPJB y avait été invitée, mais l’émission a été finalement supprimée à la suite des désistements de l’ambassadrice d’Israël et de l’ambassadeur des États-Unis, suivi du désistement de l’ambassadeur de Palestine qui tenait à cette confrontation directe avec l’ambassadrice d’Israël.

Dimanche 20 mai, dans le cadre de l’émission télé “C’est pas tous les jours dimanche”, RTL avait prévu un débat contradictoire sur le même sujet. L’UPJB y avait été invitée, mais l’émission a été finalement supprimée à la suite du désistement de l’ambassadrice d’Israël et du CCOJB, sous le prétexte tout à fait incongru que ce jour-là, “la communauté juive fête Chavouot”.

Que faut-il en déduire ?

[Klezmer] London Klezmer Quartet

Le London Klezmer Quartet, un groupe anglais de renommée internationale, est de passage à Bruxelles. Il nous fait l’honneur de jouer à l’UPJB!

Ces clarinettiste, violoniste, accordéoniste et bassiste vous présenteront un programme de chansons d’amour, de déception… Et aussi sur la soupe aux betteraves!

Voyager avec elles de la Baltique jusqu’à la mer Noire et plus loin encore.

PAF: 10€ (5€ tarif réduit) à payer sur place
Places assises non-numérotées & limitées

Réservations conseillées : https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScnMbBzVZWAhQG3gngw-MuuAWtqNQBbq9MRRlDsGZU8GpMwnQ/viewform?usp=pp_url

[Communiqué de presse] L’UPJB ne célèbre pas les 70 ans de l’État d’Israël

En 1948, Israël fut établi, comme « État juif », sur 78 % du territoire de la Palestine, au prix de l’exil forcé de plus de 80 % de la population non juive de son territoire, les Arabes palestiniens. Lors de son admission comme membre de l’ONU, le 11 mai 1949, ce nouvel État s’était engagé à permettre le retour des exilés[1]. Cet engagement n’a jamais été tenu. 70 ans plus tard, les exilés et leurs descendants sont plus de cinq millions.

En 1967, la « Guerre des six jours » a permis la conquête par Israël du reste de la Palestine… au prix de l’exil d’environ 250.000 Palestiniens de plus. Ce fut aussi le sort de dizaines de milliers d’habitants du plateau syrien du Golan. Depuis lors, en contravention avec le droit international et de nombreuses résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, plus de 600.000 colons juifs se sont établis dans les territoires conquis en 1967.

Les Palestiniens de Cisjordanie vivent toujours sous occupation militaire et sont privés de tout droit politique. Ceux de Jérusalem-Est, pourtant annexée par Israël depuis 1980, n’ont pas obtenu la citoyenneté israélienne et ne peuvent participer qu’aux élections municipales.

Les Palestiniens citoyens de l’État d’Israël, qui constituent aujourd’hui 20 % de sa population, sont, depuis la création de l’État et toujours aujourd’hui, victimes de multiples discriminations.

Quant aux habitants de la bande de Gaza, près de deux millions à ce jour, sévèrement rationnés en des produits aussi essentiels que l’eau potable, l’électricité, les carburants et les médicaments, ils survivent depuis onze ans dans une véritable prison à ciel ouvert, dont les gardiens sont l’armée israélienne [2].

Pour toutes ces raisons, l’UPJB, ne voyant aucune raison de se réjouir, ne s’associe pas aux célébrations du 70e anniversaire de l’État d’Israël.

Mais elle célèbrera dans la joie le jour où les torts causés aux exilés et à leurs descendants seront réparés et où, entre la Méditerranée et le Jourdain, il sera mis fin à la domination d’un peuple sur un autre.

[1]Conformément à la résolution 194 votée par l’assemblée générale de l’ONU, le 11 décembre 1948.

[2] Aujourd’hui secondée très efficacement par l’armée égyptienne.

NAKBA 70

L’UPJB sera présente ce dimanche 13 mai pour la grande journée de solidarité avec le peuple palestinien. Rendez-vous Carrefour de l’Europe (devant la gare centrale) à Bruxelles pour découvrir les stands, les concerts, les conférences… #Nakba #Palestine #UPJB #Abp

Programme complet sur le site de l’Association belgo-palestinienne.

Les événements