État des lieux critique de la politique migratoire belge
par Youri Lou Vertongen — mars 2026
Il m’a été proposé d’analyser le contexte politique dans lequel doivent aujourd’hui s’inscrire les initiatives visant à favoriser l’accueil des personnes exilées en Belgique. Depuis ma position de chercheur en sciences sociales et politique, il ne s’agit évidemment pas d’aborder la souffrance psychique sous l’angle clinique, mais plutôt d’interroger le cadre politico-institutionnel dans lequel cette souffrance prend forme, se prolonge et parfois s’intensifie. Mon point de départ est simple, mais décisif. La précarité – comprise au sens large, et donc notamment psychique — des personnes exilées n’est pas un dommage collatéral des politiques migratoires. Elle en constitue un produit structurel. Elle ne découle pas seulement des trajectoires d’exil, de guerre ou de discrimination, mais également — et c’est mon point ici — des dispositifs administratifs, juridiques et politiques mis en place dans les pays d’accueil.
Pour éclairer cette articulation entre politiques migratoires et production de précarité, je propose d’analyser l’évolution des trois dernières législatures fédérales à partir de la notion de référentiel de l’action publique que l’on doit au politiste allemand, Pierre Muller [1]. Par référentiel, j’entends l’ensemble cohérent d’idées, de normes, de représentations et de catégories à travers lesquelles un problème public est défini et traité. Il ne s’agit pas seulement d’un ensemble de mesures : c’est une matrice de perception du réel, qui délimite ce qui est pensable, légitime ou acceptable. L’hypothèse que je voudrais défendre ici est la suivante : malgré des alternances partisanes et des inflexions discursives, la politique migratoire belge s’inscrit dans une continuité structurée par un référentiel de restriction croissante, marqué par la politique du soupçon, la mise à l’épreuve permanente des personnes exilées et la normalisation de l’incertitude.
Coalition suédoise (2014 – 2018) : la normalisation de la fermeté
La période des gouvernements Michel I et II constitue un moment charnière dans l’évolution contemporaine de la politique migratoire belge. Elle est déterminante non seulement en raison des mesures adoptées, mais surtout parce qu’elle installe durablement une grammaire politique de la fermeté appelée à structurer de manière de plus en plus décomplexée les législatures suivantes.
Sur le plan institutionnel, cette coalition est inédite. Issue des élections fédérales de mai 2014, elle repose sur une majorité clairement ancrée à droite, dominée par les principaux partis flamands — la N‑VA, le CD&V et l’Open VLD — et ne compte, côté francophone, que le MR. Les partis traditionnellement porteurs d’une approche plus sociale ou humanitaire des migrations sont relégués dans l’opposition, réduisant fortement les possibilités de contrepoids politiques. L’accord de gouvernement est sans ambigüité en matière migratoire. La formule « ferme mais humaine », censée incarner la politique migratoire de la Suédoise n’est pas neutre, elle pose une hiérarchie : la fermeté constitue la norme, l’humanité l’encadrement moral. Cette fermeté se traduit notamment par le refus explicite de toute régularisation des personnes sans papiers, envisagée uniquement à titre exceptionnel. Son objectif affiché est de réduire au maximum le recours à l’octroi de titre de séjour, au travers de procédures accélérées et d’une politique de retour dite « correcte ». Ce choix marque une inversion normative : la régularisation est construite comme un dysfonctionnement à éviter plutôt que comme un outil de justice administrative. La nomination de Theo Francken au poste de secrétaire d’État à l’Asile et aux migrations contribue de manière décisive à la consolidation de ce référentiel qu’il ne se borne pas à appliquer : il en devient l’incarnation médiatique. La sévérité est érigée en vertu politique, tandis que les personnes sans-papiers — comme les acteur·ices qui les soutiennent — sont régulièrement présentées comme des figures de l’abus. Les arrestations et expulsions de leaders de collectifs [2], ainsi que la répression du mouvement citoyen, contribuent à installer un climat durable de soupçon, qui donne aux personnes migrantes le sentiment d’être en permanence exposées au risque d’une arrestation ou d’une expulsion.
À ce contexte déjà défavorable s’ajoute, entre 2015 et 2017, la séquence dite de la « crise migratoire » européenne. L’arrivée de personnes fuyant les conflits en cours au Moyen-Orient met en lumière les failles structurelles du système d’asile et entraine un repli des États membres. En Belgique, cette crise se traduit par une restriction administrative de l’accès à la procédure d’asile. L’Office des étrangers limite à 150 par jour le nombre de demandes enregistrées, contraignant des centaines de personnes à attendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines, avant même de pouvoir introduire un dossier. Ce point est fondamental. Le droit d’asile, fondé sur des conventions internationales reconnaissant des droits inhérents aux personnes en quête de protection, cesse progressivement d’être appréhendé comme un droit universel à garantir. Il est reconfiguré comme une variable de gestion, soumise à des logiques de quotas et de capacités administratives. On observe ici une tension structurelle entre normes juridiques universelles et pouvoir discrétionnaire des États, qui conduit à une déconstruction progressive de l’asile comme acquis, désormais conditionné et contingenté.
C’est dans ce contexte qu’émerge l’occupation du parc Maximilien, face à l’Office des étrangers. Cet épisode rend visible la « crise de l’accueil » et suscite une mobilisation citoyenne d’une ampleur inédite, notamment à travers la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés [3], parfois soutenue par les autorités régionales bruxelloises. Ce moment, largement perçu comme une séquence bienvenue de réhumanisation dans le contexte considéré, a néanmoins produit des effets ambivalents. En concentrant l’attention médiatique et militante sur la figure du réfugié primoarrivant, cette mobilisation contribue à reconfigurer l’espace des causes légitimes. La migration est principalement appréhendée sous l’angle de l’urgence humanitaire de l’accueil, au détriment d’enjeux pourtant structurels, comme la régularisation des personnes sans-papiers installées de longue date sur le territoire. Il ne s’agit pas, dans mon propos, d’opposer réfugié·es et personnes sans-papiers, mais de souligner que le référentiel dominant centré sur la crise et l’urgence produit une hiérarchisation implicite des figures de l’exil. Sur le terrain militant, cette reconfiguration se traduit par des formes de concurrence contrainte entre causes migratoires et par une marginalisation accrue des revendications des personnes sans-papiers, parfois vécue comme une trahison.
Du point de vue des personnes concernées, les conséquences sont particulièrement lourdes : assignation durable à l’illégalité administrative, disqualification symbolique et effacement dans l’espace public au moment même où la migration s’impose comme enjeu central du débat politique. Cette mise à l’écart, conjuguée aux crises de l’accueil et du logement, nourrit une attente sans perspective, une précarité accrue et une profonde désorientation.
Le gouvernement Vivaldi (2020 – 2024) : l’humanisation du discours, la stabilisation du dysfonctionnement
Avec l’arrivée du gouvernement Vivaldi, en 2020, de fortes attentes émergent quant à un possible rééquilibrage de la politique migratoire belge. La sortie de la N‑VA de la majorité, combinée au retour de partis francophones de centre gauche — socialistes et écologistes — alimente l’idée qu’un changement de cap serait envisageable, après une législature marquée par la conflictualité et la fermeté affichée. Sur le plan discursif, le déplacement est réel. Le référentiel de l’action publique évolue dans sa formulation : on ne parle plus d’une politique « ferme mais humaine », mais d’une politique se voulant « humaine et juste ». Ce glissement s’incarne dans plusieurs marqueurs symboliques importants, dont l’abandon du projet de visites domiciliaires, la fin de l’enfermement des mineur·es en centre fermé ou la mise en avant du respect des droits fondamentaux et de l’État de droit. La conflictualité migratoire est atténuée, la rhétorique se fait plus empathique, plus juridique, plus apaisée, plus en accord avec des réseaux associatifs concernés par ces enjeux.
Mais cette évolution du discours ne s’accompagne pas d’une transformation équivalente des pratiques. Le référentiel n’est pas renversé ; il est reconfiguré à la marge, rendu plus acceptable politiquement, mais sans remise en cause de ses fondements. La régularisation reste exceptionnelle et l’irrégularité demeure pensée comme une situation à contenir plutôt qu’un problème politique à résoudre. Cette continuité apparait de manière particulièrement nette lors de la mobilisation menée par le collectif de l’Union des Sans-Papiers pour le Régularisation (USPR), à l’été 2021. Pendant de longues semaines, plus de 700 personnes s’étaient engagées dans une grève de la faim prolongée sur plusieurs sites à Bruxelles (ULB, VUB, Église du Béguinage, SeeYou), un mode d’action qui n’avait plus été utilisé à une telle échelle depuis plus de dix ans. Cette mobilisation met le gouvernement face à ses contradictions, à savoir un discours humaniste affirmé, mais une incapacité à traduire cette reconnaissance symbolique en droits effectifs. À mesure que la situation se dégrade, le gouvernement vacille. Peu avant les vacances parlementaires, la possibilité d’un décès parmi les grévistes devient politiquement intenable et les écologistes menacent de quitter la coalition en cas de mort. L’issue de la crise est révélatrice du référentiel à l’œuvre. Il ne s’agit pas d’un accord politique structurant, mais d’un compromis fragile. Il s’agit que les grévistes acceptent de mettre fin à leur action moyennant la promesse d’un réexamen – ou plus exactement d’un redépôt – de leurs dossiers de régularisation. Aucune clarification des critères, aucun engagement collectif n’est acté. Au terme du processus, seul un faible pourcentage des personnes mobilisées obtiendra une régularisation. Pour les collectifs concernés, le constat est sans appel : les lignes structurelles n’ont pas bougé.
Parallèlement, la crise de l’accueil ne se résorbe pas. Pire, elle s’institutionnalise, et ce, malgré les condamnations judiciaires répétées de l’État belge pour non-respect de ses obligations en matière d’accueil. Le non-respect du droit s’installe dans la durée et tend à se banaliser. On assiste à un véritable effet de cliquet et l’illégalité cesse d’apparaitre comme une anomalie pour devenir un mode ordinaire de gouvernement. Dans le même temps, l’accueil des réfugié·es ukrainien·nes donne à voir une tout autre configuration. L’État déploie des moyens importants, un discours volontariste et s’appuie activement sur les réseaux associatifs et citoyens pour organiser leur accueil. Cette mobilisation rapide et coordonnée met en évidence que les capacités d’accueil ne relèvent pas d’une impossibilité matérielle absolue, mais d’un choix politique. Le contraste alimente ainsi l’idée d’un double standard dans la mise en œuvre du droit d’asile [4]. La fin de la législature confirme cette orientation, notamment à travers l’accord renforçant le rôle de Frontex. Malgré un discours toujours centré sur l’humanité et la justice, la Belgique s’inscrit pleinement dans une logique européenne de contrôle, de dissuasion et d’externalisation des frontières. Pour les personnes exilées, les effets sont lourds et durables : épuisement lié à une attente sans horizon, sentiment d’une reconnaissance essentiellement symbolique sans traduction concrète en droits effectifs et impression d’abandon par un État de droit qui proclame des principes sans toujours en assurer la mise en œuvre. Le paradoxe est d’autant plus marqué que, sur le papier, les conditions politiques n’avaient sans doute jamais semblé aussi favorables à une résolution structurelle de ces situations. L’écart entre l’ouverture affichée et l’absence de transformation réelle n’en est que plus déstabilisant.
Le gouvernement Arizona : l’austérité migratoire décomplexée et la précarisation organisée
Avec l’arrivée du gouvernement Arizona, on observe un changement qualitatif important dans le référentiel de l’action publique en matière migratoire. Là où les législatures précédentes tentaient encore de conjuguer restriction et légitimation morale — par la fermeté pour la Suédoise ou par l’humanisation du discours pour la Vivaldi –, l’Arizona opère un basculement plus frontal. Nous entrons dans une logique de néolibéralisme autoritaire assumé, dans laquelle la migration est avant tout appréhendée comme un cout, un risque, et un problème de gestion budgétaire. Si on se tient à l’analyse de l’accord de gouvernement Arizona [5], dès les premières lignes, le cadrage est posé : « afflux excessif », « capacités d’accueil saturées », « pression sur les systèmes sociaux ». L’objectif n’est plus de gérer l’accueil, mais de réduire le nombre de personnes migrantes présentes sur le territoire belge. Ce référentiel s’appuie sur une vision à la fois économiciste et sécuritaire de la migration, où le pragmatisme affiché sert à légitimer un recul massif des droits fondamentaux.
Concrètement, l’accord entérine une série de mesures qui organisent une précarisation systématique. Sous prétexte d’économies nécessaires, le gouvernement affaiblit de nombreux droits : réduction des places dans les centres Fedasil, restriction de l’aide médicale d’urgence, instauration d’un délai de cinq ans avant l’accès au revenu d’intégration sociale. L’objectif est explicitement chiffré : 1,6 milliard d’euros d’économies d’ici 2029. L’accueil est redéfini à son strict minimum, cyniquement résumé par la formule « le lit, le bain, le pain ». La suppression de la petite allocation hebdomadaire et de la possibilité de travailler en centre d’accueil participe à cette logique. Les hébergements individuels sont abandonnés au profit de centres collectifs dans une optique d’accueil sobre, dissuasif et non intégrateur, que les autorités justifient par le mythe persistant de l’appel d’air. Dans le même mouvement, le gouvernement renforce les dispositifs de contrôle : fouille systématique des téléphones portables lors de l’examen des demandes d’asile, rejet possible de la demande en cas de refus de coopération. Ici, le soupçon n’est plus seulement symbolique ; il devient une technique administrative de gouvernement.
Un autre volet central du référentiel Arizona réside dans le tournant intégrationniste. L’introduction de tests d’intégration conditionnant l’accès au séjour et à la nationalité, le durcissement du regroupement familial, et l’augmentation drastique du cout de la naturalisation instaurent une sélection socioéconomique assumée. L’intégration est pensée comme une épreuve, une preuve d’adhésion aux normes dominantes, et non comme un processus réciproque. Ce glissement néoassimilationniste contribue à prolonger la précarité statutaire et à rendre l’accès à la citoyenneté toujours plus conditionnel.
Enfin, l’accord Arizona ferme quasiment toute perspective de régularisation. La régularisation individuelle devient une « exception absolue ». Au profit, notamment, de capacités des centres fermés qui sont, elles, doublées, tandis que l’expulsion est érigée en priorité politique.
Ce qui se dessine ici, ce n’est plus seulement une gestion restrictive des migrations, mais une pénurie organisée dans laquelle la précarité devient un outil de gouvernement. C’est en ce sens, qu’il m’apparait que la souffrance n’y est plus un effet collatéral et qu’elle est intégrée au dispositif comme levier dissuasif : insécurité matérielle accrue, peur constante du contrôle et de l’expulsion, enfermement dans une précarité sans horizon.
On pourrait résumer cette séquence de la manière suivante : avec le gouvernement Arizona, la précarisation des personnes migrantes cesse d’être atténuée par un discours humanitaire ou juridique et tend à devenir un principe assumé de l’action publique, désormais légitimé au nom de la rationalité budgétaire et de la gestion des flux. La restriction des droits, la réduction des dispositifs d’accueil et le renforcement des instruments de contrôle s’inscrivent dans une logique où la précarité n’est plus seulement un effet des politiques migratoires, mais l’un de leurs instruments de gouvernement.
Dans ce cadre, la santé mentale des personnes exilées ne peut être appréhendée comme un simple enjeu sectoriel relevant du champ médicosocial. Elle apparait plutôt comme l’un des symptômes les plus visibles d’un régime de gouvernement fondé sur l’incertitude statutaire, la dissuasion et la mise à l’épreuve permanente des trajectoires migratoires.
Cette évolution marque ainsi une étape supplémentaire dans la transformation des politiques migratoires contemporaines, d’un dispositif de gestion de l’accueil vers un régime de précarisation administrativement organisé, dont les effets psychiques constituent l’une des dimensions les plus profondes, bien que souvent les moins visibles. Cette évolution ne doit cependant pas être lue comme une simple rupture. Si le gouvernement Arizona radicalise certaines orientations, il s’inscrit aussi dans une trajectoire plus longue, où les référentiels de l’action publique migratoire se déplacent progressivement — de la fermeté assumée à l’humanisation du discours, puis à l’austérité dissuasive — tout en produisant des effets convergents de précarisation.
Conclusions
Si l’on prend un peu de recul sur les trois séquences que nous venons d’examiner, un constat s’impose : malgré des alternances partisanes et des styles politiques différents, la politique migratoire belge se caractérise par une continuité remarquable de ses effets. Sous le gouvernement suédois, un référentiel de la fermeté s’impose, articulé autour de la lutte contre les abus et de la restriction des possibilités de régularisation. Avec la Vivaldi, ce référentiel est en partie reformulé dans le langage des droits et de l’humanité, mais les mécanismes centraux de production de l’irrégularité restent largement inchangés. Enfin, avec l’Arizona, cette logique se radicalise et se voit assumée au nom de la rationalité budgétaire et de la gestion des flux migratoires. Autrement dit, derrière les déplacements du discours et les recompositions partisanes, les politiques migratoires tendent à produire une même réalité : une condition d’incertitude durable pour les personnes exilées. Incertitude du statut, incertitude de l’accès aux droits, incertitude des trajectoires de vie.
Dans ce contexte, la souffrance psychique ne peut être comprise comme une conséquence marginale ou accidentelle des parcours migratoires. Elle est, pour une part importante, le produit de cette incertitude administrativement organisée, de ces attentes prolongées, de ces discontinuités juridiques qui rendent toute projection dans l’avenir extrêmement fragile. C’est ici que le lien avec les enjeux de santé mentale devient particulièrement important. Les professionnel·les du secteur sont souvent confronté·es à des souffrances qu’il serait tentant de lire uniquement à travers le prisme du trauma individuel ou de l’histoire personnelle. Mais ces souffrances s’inscrivent aussi dans un environnement institutionnel et politique qui contribue à les produire, à les prolonger et, parfois, à les aggraver. Autrement dit, penser la santé mentale dans l’exil implique aussi de reconnaitre que certaines souffrances sont structurellement liées aux conditions d’accueil et aux politiques migratoires elles-mêmes. Les dispositifs administratifs, les régimes d’attente, les incertitudes statutaires deviennent alors autant de facteurs qui façonnent les expériences psychiques des personnes concernées.
Texte issu d’une intervention lors de la journée d’étude « Souffrances psychiques dans l’exil », organisée par le CBAI et La Revue nouvelle à l’UPJB, le 6 février 2026.
[1] Pierre, Muller, Les politiques publiques, Paris, Presses universitaires de France, 2009.
[2] Voir par exemple, Gregory Mauzé, « L’arrestation d’un militant sans-papier afghan fait polémique », Newsmonkey [en ligne], 12 mars 2016.
[3] https://www.belrefugees.be/fr/
[4] Costa-Santos, A. & Vertongen, Y. (2022), « L’accueil des réfugiés Ukrainiens en Belgique », La Revue Nouvelle, n°6, 2022, p. 59 – 64.
[5] Biesemans, R., Dupont, J., Germander, A, Seron, V., Vertongen, Y. & Wasinski, C. (2025), « Décoder l’Arizona : un néolibéralisme aux accents autoritaires », Revue Politique [en ligne], mars 2025, https://www.revuepolitique.be/decoder-larizona‑3 – 4‑un-neoliberalisme-aux-accents-autoritaires/

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