[Projection] « On la nomme la brûlure »

Le dimanche 13 novembre, à 16h nous recevrons Bénédicte Liénard, une des deux réalisatrices de On la nomme la brûlure.

Ce documentaire poétique raconte des mères endeuillées de jeunes qui ont tenté la traversée de la Méditerranée. Une médecine légiste examine le corps d’un jeune naufragé et s’interroge. Qui était-il ? Qu’a-t-il vu ? Que dirait-il s’il pouvait parler ? À ses questions se mêle le chœur des mères endeuillées. Elles évoquent la mémoire de leur fils qui aparaît dans leurs rêves. Elles racontent la désolation qui pousse à partir et demandent justice. Neuf gamins d’un même village ont tenté la traversée meurtrière. Seul un survivant pourrait raconter l’histoire d’un tel naufrage.

Bénédicte Liénard et Mary Jimenez collaborent depuis de longues années. Mary Jimenez est née au Pérou, où elle a étudié l’architecture. Elle est venue ensuite étudier le cinéma à l’Insas et réalise et enseigne la réalisation.

Bénédicte Liénard est d’origine du Borinage, le succès de son premier documentaire Têtes aux murs, lui permet de réaliser son premier film de fiction Une part du ciel qui est sélectionné à Cannes 2002 (Un certain regard). D’ARBRES ET DE CHARBON apparaît dans sa filmographie comme une nécessité de penser et de fabriquer le cinéma dans le temps et de manière artisanale.

Après le film de fiction Le Chant des Hommes, elle travaille avec Mary Jiménez et réalise au Pérou Sobre las Brasas et By the Name of Tania (Berlinale 2019).

Au théâtre, elle crée Tous les autres s’appellent Zeki avec des demandeurs d’asile et elle interroge le devoir de sépulture avec Sortir du noir.

On la nomme la brûlure est le film qui prolonge cette réflexion ! 

En ce moment elle prépare un film hybride, Fuga, qui sera tourné en Amazonie Péruvienne.

Bénédicte Liénard sera présente pour répondre à nos nombreuses questions et parler de son itinéraire.

Un film de Mary Jiménez et Bénédicte Liénard (2021, 36′)