[Rencontre] « Le rêve cubain des années soixante, que nous dit-il pour aujourd’hui ? »

Rencontre avec Janette Habel : « Le rêve cubain des années soixante, que nous dit-il pour aujourd’hui ? »

Le samedi 13 juin à 20h15, l’UPJB vous accueille pour une rencontre avec Janette Habel : « Le rêve cubain des années soixante, que nous dit-il pour aujourd’hui ? »

En janvier 1959, la dictature de Batista s’écroule à Cuba. La guérilla du « Mouvement du 26 juillet » s’empare du pouvoir et s’oriente rapidement vers la mise en place d’un « régime socialiste » face aux Etats-Unis de plus en plus hostiles en raison de la nationalisation des entreprises américaines dans l’île. La révolution cubaine a exercé une immense séduction en Amérique latine et dans le reste du monde. Elle semblait incarner une forme de socialisme à l’écart du totalitarisme stalinien. De nombreux révolutionnaires en Europe ont été fascinés par une forme de « socialisme tropical ». Les premières années du régime ont été marquées par une renaissance culturelle foisonnante, des succès importants dans la liquidation de l’analphabétisme et la mise en place d’un système de santé publique parmi les plus avancés en Amérique latine. L’Etat cubain soutenait la lutte armée dans d’autres parties du monde. Il a dû affronter en permanence une hostilité agressive des Etats-Unis. Cependant, dès 1959, des premières purges sont lancées contre d’anciens dirigeants de la lutte armée comme Huber Matos. La censure se durcit, les homosexuels sont persécutés comme des déviants, l’étatisation de l’agriculture est un échec dont la population continue à souffrir aujourd’hui. Dans le courant des années soixante, le régime se rapproche de plus en plus de l’Union soviétique. En 1965, le Parti communiste cubain est créé comme parti unique. Seule la maladie met fin au pouvoir absolu que Fidel Castro exerce pendant 49 ans. Le pouvoir est ensuite transmis à son frère Raul entre 2008 et 2018. Aujourd’hui, l’île est traversée par des révoltes populaires, une économie en ruine et une émigration massive (plus de 3 millions de Cubains vivraient désormais à l’étranger tandis que la population de l’île est tombée sous le cap des 10 millions). Le régime ne séduit plus que quelques campistes irréductibles.

Janette Habel (née en 1938) est un témoin et une actrice importante de cette histoire. Spécialiste de Cuba, elle viendra discuter avec nous de ce qui a été son expérience de Cuba et de ce qui a motivé l’enthousiasme d’une partie de la jeunesse révolutionnaire en Europe et ailleurs dans le monde.

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